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Présidentielle 2017

Présidentielle 2017

Résumé

Alors que les électeurs votent encore, le point sur le dispositif mis en place pour couvrir cette élection présidentielle qui départage onze candidats.

    Autres

    • Laurent Delahousse / Présentateur
    • Marie-Sophie Lacarrau / Présentateur
    • David Pujadas / Présentateur
    • Léa Salamé / Présentateur
    • Nathalie Saint-Cricq / Participant
    • Brice Teinturier / Participant

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    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 22:33

      Il est dommage qu'aucun suisse ne soit candidat...

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 22:23

      Je suis moins enthousiaste que vous quand ces humains qui ont des défauts ont le pouvoir nucléaire entre leurs mains...

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 22:20

      Je suis entièrement d'accord pour du sang neuf :) pour les mêmes raisons

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 22:12

      Juste un petit mot rapide - fut une époque où les professeurs - Capes et Agreg - apprenait la didactique, la neurolinguistique, la pédagogie et la psychologie appliquée - donc la science de l'éducation, de transmettre des savoirs. Vous semblez penser que tous les professeurs sont des idiots manipulés... Tous les professeurs ne restent pas dans le système plutôt fermé de l E:N, certains poursuivent de carrières parallèles, deviennent dirigeants ou travaillent dans le privé,et peuvent donc se faire une bonne idée du monde, croyez-moi. Le bon sens ne suffit pas à enseigner, il faut des techniques et ce n'est pas aussi simple que vous le laissez entendre, et les profs de nos jours ne sont plus formés correctement, mais d'ailleurs le niveau universitaire est tombé tellement bas que cela me semble difficilement faisable. Tout cela parce que des parents ont un jour pensé que les devoirs étaient inutiles, que 27 heures c'était trop dur, trop fatigant. Mais plusieurs générations y ont survécu et leur éducation était bien meilleure que celle des générations d'étudiants présents. Et bien sûr l'éducation devrait être également le rôle de parents, mais quel pourcentage de parents fait cela correctement? Entre ceux qui laissent leurs enfants devant la télé, la playstation, l'ordinateur des heures au lieu de lire ou de faire des activités enrichissantes, d'autres qui en font de petits rois, etc. Je ne suis pas convaincue que l'éducation d'une majorité de parents suffise... Ne serait-ce que les bases de la politesse, même cela.

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 21:43

      Je suis entièrement d'accord pour réduire le salaire des parlementaires, et surtout contrôler leurs dépenses

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 21:40

      Oh de toute façon, il a peu de chances de passer n'est-ce pas?

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 21:39

      Ce n'est pas un choix facile, mais je préfère l'individualité personnellement - trop d'uniformité conduis quelquefois à l'intolérance

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 21:39

      j'ai vécu en Grande Bretagne, je travaille pour une université Britannique, je suis maître de conf. pour des MBA, et j'ai des amis outre-manche - et vous pensez que je puisse être victime de propagande alors que mon mémoire portait sur les médias aux US, LOL, cela m'amuse beaucoup. Vous êtes sans doute un des abonnés du Daily Mirror.

    • disqus_R2n5YoIML2 - 22/04/2017 - 21:30

      Je vois que je vous ai agacé, je vous donnais seulement mon point de vue. Je m'explique - En ce qui me concerne, la rhétorique ne me dérange pas car j'estime avoir les outils linguistiques pour la décrypter, mais ce n'est pas le cas de tous, et on est en droit de se poser la question du pourcentage de manipulation voulu dans la rhétorique, je suis sûre que vous me comprenez. La notion d'héritier vous énerve, mais on ne peut nier qu'il était le poulain de Hollande. Quant à ce qu'il est maintenant, l'histoire nous le dira. J'espère en effet que s'il est élu, il arrivera à rassembler, car sinon ça va mener à une belle pagaille. Je suis de votre avis, la relance économique semble bien s'affirner, de toute façon, avec notre système législatif, elle n'aurait pas pu survenir avant. Beaucoup de gens ignorent qu'entre le passage de lois, la mise en place de projets, et l'effet visible, il se passe au moins 3 ans - surtout en économie. C'est d'ailleurs pour cela que les américains en général élisent leurs présidents deux fois de suite, car ils semblent plus sensibilisés à ce phénomène que nous. Quant au Brexit, le Royaume-Uni est encore en Europe pour un peu plus d'un an et demi, donc dire qu'ils s'en sortent bien est absurde. Je comprends votre logique de continuer dans la lancée, de ne pas changer diamétralement de stratégie. La mobilité bancaire ne me semble pas nouvelle, il m'est arrivé de changer de banque lorsque je n'étais pas satisfaite des services. J'ai toujours considéré les banques comme des prestataires, et non comme un système dans lequel on est enfermé. Je pense également que la loi Macron était plutôt bonne dans l'ensemble, et en effet, il aurait fallu pousser plus loin. Quant à Hollande, je suis entièrement d'accord, il a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il avait et avec de nombreux opposants selon moi. Maintenant, je ne peux m'expliquer, mais quelque chose me dérange chez Macron, c'est plutôt de l'ordre de l'instinct que de la logique - Je me trompe peut-être, mais toujours est-il que je n'arrive pas à lui faire confiance.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 18:56

      Je crois que nous sommes assez d'accord, en réalité, si l'on veut bien remplacer le mot de "morale" par le mot de "règles". Tirer au sort les élus me semblerait plus être un camouflet à la démocratie et à la France qu'autre chose : nous sommes un vieux pays avec une histoire complexe et sommes donc un résultat complexe. Cela demande, pour moi, 1/ de fins connaisseurs de notre vie politique passée et présente, et, 2/ comme nous sommes aussi au XXIe siècle et dans un monde de plus en plus complexe lui-même, cela demande aussi qu'ils soient "experts" dans les domaines dans lesquels ils vont devoir si possible trancher ou faire des propositions : on gagne du temps quand les gens savent de quoi ils parlent ! Et, comme vous, je trouve qu'on manque sinon de morale, du moins de règles un peu "pointues" – et, là, je pointe la grande négligence du personnel politique dans son ensemble. Ainsi, ça fait plusieurs décennies que nos députés savent et constatent qu'un tiers d'entre eux au moins emploient et paient des proches, ce qui ne me choque pas moi-même outre mesure... MAIS cela n'empêche pas qu'on verrouille alors ce genre de pratique et qu'on instaure un contrôle serré, plutôt que de laisser faire 20-30 ans, jusqu'à la veille d'une campagne présidentielle où, tout à coup, on va crier haro sur UN de ces politiques, ce qui fait plus que confiner à la pure manipulation cousue de fil blanc, sous couvert de "morale" ! Je suis pour ma part assez abasourdie qu'une telle manipulation non seulement puisse se faire, mais qu'elle remporte les suffrages d'une foule de gens qui voient ici un triomphe de la morale, quand j'y vois, moi, le triomphe d'une hypocrisie qui n'a fait que berner le peuple en confisquant sous son nez, en réalité, tout fonctionnement démocratique à cette prétendue "campagne" – qui n'a été qu'une campagne dirigée de main de maître par les médias visiblement pas toujours "indépendants". CELA est, à mes yeux, largement plus grave pour notre démocratie que l'immoralité à 3 francs six sous d'un couple Fillon qui n'a fait que... faire ce qu'il considérait comme "normal" au vu de ce que faisaient beaucoup d'autres qu'eux. Certes, il faut corriger ça, mais, surtout, il y a belle lurette que nos députés auraient dû y mettre le holà. Ils ne l'ont pas fait en temps utile : la perversion de la "morale" a fait que, du coup, un candidat majeur pour cette élection, qui a pu se présenter (donc : légitime !) et qui a été élu par une majorité massive lors d'une élection primaire, a vu ensuite son parcours entravé au bénéfice de ses adversaires politiques : quelle magnifique pièce de théâtre ! Mais quel déni de démocratie et, somme toute, de "morale" face aux électeurs ! Pour le reste, oui, je souhaite des élus qui siègent au poste pour lequel ils ont été élus et qui "font le job". Je suis, du reste, pour que chacun "fasse le job" prévu : obligation de voter à toutes les élections citoyennes. Et je trouve scandaleux de ne voir qu'une poignée de députés siéger lors de discussions à l'Assemblée sur des sujets d'importance (par exemple, je me souviens du vote sur le mariage pour tous : c'était ahurissant, le nombre de sièges vides, quand la rue grondait !) Cela dit : je crois qu'il ne faut compter QUE sur l'envie de chacun de faire de la politique et ne pas trop exiger non plus, sous peine qu'il y ait trop peu de volontaires... Surtout : trop peu de volontaires "compétents". Comme partout ailleurs, les compétents risquent d'être plus demandés ailleurs que les incompétents... Certains, qui quittent un job bien rémunéré dans le privé, sont évidemment plus difficiles à convaincre que d'autres, qui ont moins à perdre à s'engager. Une idée "tordue" pour les tenants de l'égalité à tout crin pourrait être une "indemnité de remplacement" – à hauteur de ce que la personne gagnait avant de s'engager... ou proportionnelle... Sachant qu'elle va "gagner" aussi autre chose : le pied à l'étrier vers le pouvoir, la notoriété peut-être, un carnet d'adresses, un réseau, une retraite supplémentaire, etc. En revanche, j'ai beau faire partie des générations de féministes patentées, j'ai plus de mal avec la parité imposée, quoique... elle ait aussi ses raisons d'être. Ma propre expérience de vie me fait, cela dit, largement privilégier le parcours "naturel" qui permettrait aux femmes d'arriver en haut, car nombre de femmes n'ont pas intégré la notion de "combat" ni qu'il faille parfois "prendre" la place qu'on ne vous "fait" pas... Et, avec l'âge, je trouve de plus en plus importante, en réalité, cette notion-là, qui exclut peut-être la jolie "morale" au bénéfice du principe de réalité. Une Simone Veil, une Badinter, une Taubira n'attendent pas qu'on leur fasse leur place, elles la prennent ! Mais j'ai vécu aussi le plafond de verre en entreprise, donc... je comprends que certaines en appellent à la parité imposée. Même si, ayant pu découvrir notre société avant et après 68, je peux me dire que le chemin parcouru est déjà considérable ! Et que le temps de l'histoire est souvent long... Je dirais passablement la même chose concernant l'âge : comme pour les femmes, je suis d'avis qu'il ne faut pas mâcher le boulot aux jeunes, qui doivent faire leurs armes... et emmagasiner non seulement les "techniques de combat" dont ils auront besoin ensuite, mais, aussi, plus simplement, de l'expérience "de vie", bien plus que toute autre chose, à mon avis. Et là me reviennent des propos entendus un jour de Mona Ozouf, interviewée à propos d'un livre qu'elle venait d'écrire constituant plus ou moins ses Mémoires. Elle disait en substance : "Nos lectures d'adolescence nous permettaient de découvrir la vraie vie pour de faux" – et c'est, pour moi, capital. Je ne demande pas à Macron de nous dire s'il a eu une vie de baroudeur à Médecins du monde ni de nous réciter la Comédie humaine d'un bout à l'autre, mais tout de même : en passant de l'ENA à la banque, puis à l'Elysée et au ministère de l'Economie, de quelles facettes du monde a-t-il fait réellement l'expérience, que connaît-il aux "vrais gens", quelle connaissance de la "vraie vie" a-t-il tirée de ses lectures ? Je trouve par exemple assez surprenant qu'il ne soit jamais "attaqué", très élégamment, du reste, sur l'absence de paternité, qui représente tout de même une méga-expérience humaine, d'une part, et sur son couple qui est loin de représenter un couple "normal", de l'autre... Bref, est-il un jeune surdoué fait "d'idées", ou est-il fait de bleus et de bosses, dont on apprend beaucoup ? En tout cas, je ne voterai pas pour lui pour deux raisons majeures que j'ai déjà exposées dans cette discussion : 1/ Il ne sera pas de taille à freiner l'islamisme et se fera bouffer, à mon avis, par plus malin que lui sur ce terrain-là : Chevènement s'y est essayé et a échoué, en se faisant rouler dans la farine... Probablement trop ligoté par son camp politique. Il en ira de même pour Macron, qui, lui, je pense, cédera le terrain sans même combattre, car il se montre bien moins critique et perspicace que Chevènement. OR, sur ce terrain-là, la France a pris un retard considérable, que fustigent, du reste, nombre d'intellectuels musulmans de par le monde, qui se demandent bien pourquoi la France a déjà tant cédé aux mouvances islamistes ! L'affligeant clientélisme du PS, autant que son aveuglement idéologique, ici, a fait des ravages et continuera d'en faire avec Macron... 2/ Il n'a pas pris la mesure de la catastrophe scolaire en cours et est, sur ce point-là comme sur l'islamisme, à mon avis, "sous influence" des idées de son camp "d'origine", la gauche PS... qui continuait de susurrer jusqu'à ces derniers mois que "l'école va mieux", sous la houlette d'une des pires idéologues que j'aie vues passer sous les ors de la République : Vallaud-Belkacem. Macron veut "améliorer" les choses, en "améliorant" les élèves qui, actuellement, ne parviennent pas à apprendre et à progresser. Erreur fatale : le budget de l'EN a déjà explosé avec Belkacem et la catastrophe suit son cours, on a beau imaginer toutes les baisses d'exigence qu'on veut, poser tous les cautères qu'on veut sur la jambe de bois, imaginer tous les "suivis" et "soutiens" qui ne font que stigmatiser ces pauvres élèves. Ce ne sont pas les élèves qu'il faut adapter à cette école, c'est l'inverse : il faut refonder de fond en comble notre école, pour qu'elle redevienne une école "pour tous" et pas seulement pour une petite élite qui, aujourd'hui, y prospère, au détriment d'un nombre d'élèves "médiocres" toujours plus grand et, surtout, toujours plus d'élèves "incapables d'apprendre" et donc très faibles – dont le nombre explose et qui vont constituer demain des bataillons de nouveaux exclus, quasi illettrés et n'ayant jamais rien pu apprendre en 9 ans de scolarité ! 9 ans de souffrance, donc... Avant de constituer aussi les troupes fraîches pour les nouvelles sectes ou pour Daech... Ça fait bien 20-30 ans qu'ils "ont la haine" et nous le clament, encore faudrait-il un jour se demander pourquoi !!! Cette école actuelle les détruit plus qu'elle ne les aide à se construire – et ça fait, pour ma part, une douzaine d'années que j'assiste impuissante à la destruction... et que je dis que ces élèves-là NE PEUVENT PAS se constituer la moindre identité culturelle tant qu'on continue de les enseigner comme on le fait actuellement. La séduction qu'ils trouvent à Daech ne fait que me le confirmer... : l'école ne leur donne pas accès à notre culture, et n'a, dans ses pratiques, pas réellement abandonné le précepte de Philippe Meirieu prétendant naguère, en substance et honteusement, que "les enfants des classes modestes n'ont pas besoin de lire les grands auteurs, ils peuvent apprendre à lire dans les modes d'emploi"... DONC ils finissent par détester cette culture qui leur reste inaccessible... Alors que, dans le monde entier, ceux qui y ont accès, à cette culture française, ont plutôt tendance à la trouver belle et, même, souvent, à en tomber quasi amoureux ! Il y a, chez ceux qui choisissent Daech, du dépit amoureux, de l'amertume... et beaucoup de mépris pour notre pays, qui leur laisse tant espérer, puis... les refoule et les renvoie à leur "droit à la différence"... lequel leur ferme les portes de notre société : les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Et il est bien plus facile de vivre dans deux cultures quand on en possède au moins une de manière affirmée, grâce aux études et/ou à un environnement familial propice, que quand on est démuni de tout outil intellectuel et qu'on ne dispose que de bribes d'une culture familiale ancrée dans un passé nostalgique et de bribes d'une culture française qu'on ne parvient pas à endosser, faute que l'école vous y donne réellement accès. C'est LA raison principale qui me fera voter Fillon, que je n'adore pas, mais il est le seul à vouloir refaire une école de l'exigence qui soit accessible au plus grand nombre en en changeant et les contenus enseignés et les méthodes, une école qui rende FIER d'y progresser et qui INTÈGRE autant à Aubervilliers qu'à Neuilly... Comme vous, je préférais Sarkozy, pour sa flamboyance et son énergie, je dirais même pour sa "sincérité" que beaucoup lui dénient, même si... il avait bien des défauts. Cela dit... si l'énergie et la valeur n'attendent pas le nombre des années, il ne me semble pas qu'un Baroin fasse preuve de plus de "feu" qu'un Sarkozy ! Ni qu'un Mélenchon, sur ce plan-là, ait quoi que ce soit à envier à un Macron. Je crois que, s'il faut mettre des règles pointues et rigoureuses de fonctionnement dans les INSTANCES politiques, il faut se garder de légiférer sur tout, et notamment... sur les personnes elles-mêmes, sous peine de ne plus laisser de place au talent. Comme partout dans la société, il y a, en politique, des "passages obligés", et il y a et aura toujours ceux qui sauront brûler les étapes, et ceux qui attendront leur tour en tâcherons de la politique, tel Fillon... Et je pense que la vie politique a besoin des deux, encore largement plus que dans la vie professionnelle : en entreprise, la "compétence" acquise selon un cursus normalisé fait foi, mais, en politique, il n'y a pas de diplômes ni de cursus normalisé, nous n'avons pour "juger" que ce que nous voyons se révéler de la personne au fil de son parcours politique ! Et "nous", ce sont... les électeurs, qui ont besoin de temps pour jauger et juger. Mieux que la loi qui impose, non ? Limiter le nombre de mandatures et de mandats me paraît, ici, plus souhaitable que de vouloir imposer une parité jeunes-vieux !

    • john_evert - 22/04/2017 - 16:48

      C'est simple. L'objectif de JLM c'est le communisme, l'ideologie le plus inhumain et meurtrier du 20me siecle. Son gout de l'etat totalitaire explique pourquoi il aime autant le Venezuela et pourquoi il s'est deja engage de tester dans le EU. L'alternatif est la democratie style Suisse. Moins de pouvoir pour les politiciens. Brexit et DJT sont des coups durs pour le systeme, mais une victoire de MLP menera au Dissolution de l'agenda des 'Sovietiques'.

    • disqus_8czNcZs5jh - 22/04/2017 - 16:39

      Je ne suis pas partisan du choix des élus par tirage au sort, il est certain qu'il faut comprendre les enjeux et être formé sur les sujets pour mener une politique efficace (d'où la nécessité d'experts). Ce que je constate c'est que notre système tel qu'il est en place a laissé s'installer quelques dérives qu'il faut corriger. Je considère comme d'autres qu'on ne devrait pas faire de "carrière" politique, car ça implique de jouer d'influences, et d'être toujours dans ce type d'environnement. De même, je ne suis pas pour avoir des députés qui sont présents une fois sur deux ou une fois sur 3 à l'assemblée. Quand on a un job privé, on le fait, si on ne le fait pas, on se fait virer. Les mêmes exigences devraient être demandées dans le public sachant que ces gens sont payés par l'Etat. De plus le fait de pouvoir rester longtemps dans le système pousse à ce que ce soit les plus anciens qui aient le pouvoir, et que donc on ne peut plus avoir un gouvernement "jeune". Les jeunes sont-ils moins aptes que les anciens à diriger? Quand on voit ce que ça a donné ces dernières décénnies on peut se le demander! Je suis tout à fait d'accord, il faut être prudent, mais instaurer une "vie tranquille" à n'importe qui qui entre en politique est à mon avis une mauvaise chose: on doit aller en politique par conviction, par envie d'améliorer les choses, pas pour une carrière. Même si je n'étais pas forcément d'accord avec sa politique, j'admirais l'énergie de Sarkozy, et je pense qu'à partir d'un certain âge ça n'est plus possible. On installe la parité en politique, qu'on installe également une représentativité au niveau des âges à tous les niveaux de poste, ça devrait faire avancer les choses.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 16:28

      Je trouve intéressante votre manière d'exposer les choses, ou, plutôt, la "politique" telle que vous la concevez. Vous voulez donc une vie politique bien "propre", où chacun est indépendant de chacun, où personne ne doit rien à personne, où l'on n'a pas besoin d'encenser ses alliés et de faire quelques coups bas à ses ennemis, où l'on ferait fi de toute proximité d'intérêts ou d'amitié, et même où l'on n'aurait pas besoin d'avoir des compétences particulières ni même de l'expérience de la chose publique, etc. ? Je trouve ça beau comme... comme un monde d'où on aurait juste expulsé les humains en chair et en os... pour les remplacer par des humains fantasmés, un peu comme le font les religions... A ceci près que les religions, elles, n'ont jamais, sauf dans les pires époques, posé comme postulat que les humains auxquels elles s'adressent suivraient à la lettre ce qu'elles préconisent. Certains s'y sont essayés et s'y essaient encore actuellement, et font des ravages. Moi, plus ça va, plus je choisis plutôt Machiavel, Mazarin ou Talleyrand , plus que Luther ou Rousseau... En fait, je trouve l'humanité pleine de défauts beaucoup plus intéressante qu'une humanité d'où ce qui fait l'humain aurait disparu : ses imperfections, ses pulsions inavouables et ses roueries. Autant je considère qu'il serait bon de faire un bon gros ménage dans certaines administrations, dans certaines constructions politiques qui nous coûtent un bras pour peu de résultats, autant je privilégie, dans l'expression "vie politique", le mot VIE. Et, là, je ne vois pas comment envisager un "ménage"... En fait, plus ça va, plus je trouve que "morale" et "politique" forment un cocktail au mieux paralysant (comme on l'a vu dans la campagne actuelle), au pis explosif et ravageur. Et, contrairement à vous, je ne suis pas persuadée que des gens "qui ne doivent rien à personne" seraient forcément "meilleurs" ou "plus honnêtes" que ceux qui doivent, au contraire, beaucoup à plein d'autres qu'eux-mêmes. Je ne sais pas pourquoi, mais... je dirais que la prudence s'impose, là !

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 16:03

      "Mourir rapidement", est-ce votre choix d'avenir ? L'UE est une construction difficile, chaotique et encore jeune. C'est en quelque sorte un défi au passé, et nous pouvons en effet choisir de le faire échouer comme de le gagner – mais, si échouer est à notre portée, gagner le défi prendra sans doute encore beaucoup de temps. Suffisamment pour oublier les innombrables guerres qui ont dévasté les pays qui, aujourd'hui, constituent cette Union ? Ce qui me rend perplexe, c'est que les partisans du Frexit ne paraissent pas envisager que l'Union perdure SANS la France, tout simplement. ET qu'elle parvienne demain ou après-demain à trouver son rythme de croisière, transformant la France en petit pays "satellite" qui, de gré ou de force, devra subir la loi du plus fort... Or, s'il peut être dans l'intérêt immédiat de la France de quitter l'UE, ce n'est pas l'intérêt, ni immédiat ni à long terme, de quantité d'autres pays – ce qui me fait penser que l'UE perdurera SANS la France, de toute façon... Sous l'égide de l'un ou de l'autre qui y jouera le rôle majeur, mais trop de pays, aujourd'hui, auraient beaucoup à perdre en laissant l'UE exploser. Je crois donc pour ma part que la construction de l'UE doit se poursuivre, car l'histoire est à sens unique. La France "seule" ne cohabitera plus avec des pays voisins redevenus "seuls" eux aussi, comme au bon vieux temps, mais avec une UE qui continuera et dont elle devra, d'une manière ou d'une autre, subir la toute-puissance à ses portes. Tant que l'UE ne se saborde pas, la France doit rester à l'intérieur et y jouer un rôle moteur. Ou faut-il vraiment croire que la France, seule face à l'Union, pourrait faire mieux entendre sa différence et mieux respecter ses conditions qu'en y conservant une place prépondérante ?

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 15:45

      Ce serait en tout cas le risque de voir se reformer les alliances d'antan, toutes porteuses de déséquilibres, particulièrement pour la France, ce "finisterre", avec au choix : - une nouvelle "Ligue hanséatique", qui pourrait aujourd'hui se traduire par une "UE des pays du Nord" – Allemagne et pays scandinaves + quelques satellites (Pays-Bas, Luxembourg), au vu de leur puissance financière... - une Allemagne qui se tournerait toujours plus vers l'Europe centrale et orientale, jusqu'à la Russie, - une Pologne et d'autres "petits pays" jadis fragilisés – ou avalés – par leurs grands voisins de nouveaux pris en étau entre les plus puissants, - les franges du "monde chrétien" : Grèce, Chypre, Balkans, Hongrie... face à l'expansion "ottomane" version Erdogan, soit : l'islam à Jérusalem comme en Andalousie, avec une Russie qui jouerait aux échecs, - pays de culture majoritairement protestante, où sont nés le capitalisme, l'économie sociale de marché, mais aussi le communisme, mais aussi le nazisme pactisant avec l'islam radical et antisémite de l'époque, contre pays de culture majoritairement catholique, qui ont donné au monde quelques autres broutilles, de type "droits de l'homme et du citoyen" ou "liberté de conscience", après avoir délaissé les Croisades, l'Inquisition, l'absolutisme, installé dans le monde le mot "révolution", mais laissé à d'autres la hiérarchisation des races... etc. Bref : tout ce qui nous a dans le passé divisés forme aujourd'hui au sein de l'UE un tronc commun partagé, au point que, comme nous venons de le voir dans cette campagne électorale où la morale d'un Luther a tenté de supplanter la politique d'un Machiavel, nous sommes aujourd'hui en route vers une Europe où nous COMMENÇONS tout juste à savoir nous enrichir de nos différences, quand celles-ci ont fait s'entre-tuer nos ancêtres des siècles durant. En outre, la France d'aujourd'hui n'étant plus ni la France de Louis XIV, ni celle de Napoléon, ni celle de l'Empire colonial, je ne vois pas trop dans quelle configuration d'une Europe où chacun retournerait à son pré carré notre pays, avec ce qu'il a encore de beaux restes, pourrait, demain, trouver plus de poids et un meilleur équilibre qu'à l'intérieur de l'UE actuelle, même si celle-ci doit évoluer, se transformer et, peut-être, se réinventer un futur qui serait "désirable" non pas pour ses responsables politiques, mais pour ses peuples. Et quitte à ce qu'elle se transforme SOUS L'ACTION de la France – il me semble que c'est encore ce que la France pourrait réussir de mieux : à chacun ses forces et ses faiblesses ! La France, si elle a été riche et puissante, n'a jamais imprimé sa marque au monde par sa richesse économique, productive ou capitalistique – telle l'Allemagne –, mais bien davantage par sa richesse culturelle, par son art diplomatique, par la force de ses idées, portées par un peuple qui "fait de la politique" comme d'autres font des voitures – en dehors de ses guerres de conquêtes que tous préfèrent aujourd'hui abandonner à un passé révolu, quoique assumé. Plutôt que de vouloir faire mal "comme les autres", et si la France essayait de faire bien ce qu'elle sait faire ? Pendant qu'elle est encore "audible" et qu'elle demeure encore l'un des piliers de cette Union européenne ? Certes, cela ne nous exonère pas d'avoir à respecter le fonctionnement collectif, mais la France, plutôt que de partir, doit faire entendre sa voix. En cela, Dupont-Aignan n'a pas tort de le rappeler, quoique je ne vote pas pour lui : "Nous" sommes l'Union européenne, ou, en tout cas, un gros morceau dans cette Union. Plutôt que de la quitter, refondons-la.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 14:28

      Faire suivre aussi à Macron, qui, au début des "15 minutes pour convaincre", a expliqué qu'il avait "amené" la grammaire de son enfance... avant de dire qu'il chérissait la langue française, bien sûr.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 14:26

      Ah ! Si l'on pouvait gouverner la France comme on dirige une entreprise, ce serait probablement le paradis, encore que... les crises économiques qui se suivent et s'enchaînent comme des perles sur le fil d'un collier nous montrent aussi qu'il n'y a pas qu'UNE seule manière de faire prospérer les entreprises... et que la "professionnalisation" ne fait pas tout, loin s'en faut. Ne serait-ce que parce que, qu'il s'agisse d'un gouvernement ou d'une entreprise, il y a ceux qui dirigent "avec professionnalisme" et ceux qui sont dirigés... qui réservent parfois des surprises. Cela dit, je suis d'accord avec vous, je trouve que mettre à la tête d'un ministère quelqu'un qui connaît le sujet de l'intérieur serait plutôt un "plus", mais, voilà : vous aurez remarqué que ce n'est souvent pas le cas, qu'il s'agisse du ministère de l'Economie ou de celui de la Justice... ou de la Culture... ou de l'Agriculture... POURTANT, je m'inscris en faux, en réalité, avec ce que vous dites lorsque cela concerne UN ministère au moins : celui de l'Education nationale, car, pour moi, "éduquer" n'est pas, justement, ou ne devrait pas être affaire de professionnels : ça fait partie de la vie de tous et tous les parents, ici, sont des "éducateurs" au même titre, POUR MOI, que ceux qui se baptisent "professionnels de l'éducation" (à décliner en : "professionnels de la petite enfance", "de l'enfance", "de l'adolescence", et... curieusement : on saute ensuite aux "professionnels du 3e âge", puis "du 4e âge" ! Il ne manque plus que les professionnels de l'âge adulte, ça ne saurait tarder, avec les nombreux "coaches" qui commencent à combler le vide...) Cela d'autant plus que les enseignants, en France, sont formés pour ENSEIGNER, et pas du tout pour "éduquer". Et que le ministère de l'Education nationale ne s'occupe donc pas d'"éducation", en réalité et heureusement – puisque l'éducation reste au choix des parents –, mais de répondre à l'exigence posée par le "droit à l'INSTRUCTION" reconnu à tous les élèves de France. Et, paraît-il, de la "formation du citoyen de demain"... Des élèves de 3e qui confondent Charlemagne et Napoléon, qui ne distinguent plus la "cause" de la "conséquence" ou du "but", et dont 37 % quittent la scolarité obligatoire sans maîtriser la lecture, l'écriture et le calcul basique, et sans, donc, avoir jamais pu apprendre réellement la moindre "leçon" ni lire le moindre livre, je vous laisse apprécier le niveau de formation de ces futurs "citoyens"... PAR AILLEURS : aujourd'hui, au vu du désastre scolaire induit, justement, depuis des décennies, par la prise de pouvoir au sein de ce ministère des tenants de la "pédagogie" érigée en science exacte et des "sciences cognitives" imposées comme des vérités bétonnées quand les recherches sur le cerveau n'en sont encore qu'à leurs balbutiements, je crois qu'il est au contraire URGENT de leur retirer la mainmise sur le secteur de l'éducation et de l'instruction pour le confier de nouveau à des personnes de simple BON SENS qui ne prendraient plus les élèves pour des cobayes sur qui tester des théories fumeuses et pour beaucoup déjà largement contredites ailleurs, mais pour ce qu'ils sont : des PETITS qu'il faut aider à grandir en leur apportant l'essentiel de ce qui les aidera à faire travailler leurs neurones, à développer leur intelligence et à mieux comprendre le monde dans lequel ils sont appelés à prendre leur place et à poursuivre leur chemin de manière libre et éclairée une fois adultes. Ça commence, bien entendu, par ce qui est le vecteur n° 1 de notre civilisation : les diverses formes de langage, et la langue qui véhicule la culture dont elle est en même temps le produit. Aussi, pour CE ministère-là particulièrement, je ne réclame pas qu'il soit dirigé par un enseignant, qui n'est que l'instrument d'une vision politique qui le dépasse, mais plutôt par une personnalité dont la sagesse, la culture et la connaissance du monde peuvent faire autorité par-delà toute vision politique, voire par un collège de plusieurs personnalités de cette dimension : il est est, bien sûr, parmi les enseignants, comme il en est aussi dans diverses sphères de notre société. Une direction "collégiale", ne serait-ce pas plutôt la solution à préconiser ? Parce que, quand on "parle ÉDUCATION", on parle... de la vie de nos enfants, AVANT que de parler de l'avenir de notre pays – qui leur appartient.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 13:33

      Je crois que la part de la religion dans l'éducation ne regarde que les familles, point/barre. C'est de la responsabilité des parents de transmettre, ou pas, une foi, une morale, une pratique religieuses et nul, ici, n'a à s'exprimer, ni pour ni contre : cela fait partie des libertés constitutionnelles qui figurent dans notre Loi fondamentale. EN CELA, du reste, je suis toujours surprise que nul n'ait jamais porté plainte contre un Philippe Meirieu, dont on connaît l'influence "dominatrice" pour le moins sur les évolutions qu'a connues notre école publique depuis quelques décennies, lequel affiche encore et toujours aujourd'hui sur son site que l'école aurait "pour mission d'arracher l'enfant à l'emprise familiale" – de quel droit ? C'était encore pourtant encore repris et développé par Vincent Peillon, alors ministre de l'EN, en 2013 : "Il faut arracher l'enfant à tous ses déterminismes, familial, culturel, religieux, ethnique..." Encore une fois : de quel droit ? L'école a sa liberté de conscience, mais les parents ont aussi la leur... Outre que cet "arrachage" s'est révélé et se révèle aujourd'hui toujours plus catastrophique : quand l'école se montre incapable de remplacer une culture familiale par l'accès à NOTRE culture française et républicaine, on obtient des jeunes déboussolés et sans identité claire, qui deviennent ainsi des proies faciles pour tous les prédicateurs, gourous et bonimenteurs et pour toutes les sectes dont "arracher" leur victime à toute influence de ceux qui les aiment et pourraient les retenir est généralement le souci premier. EH OUI : l'EN, ici, reprend et revendique LE moyen d'action sur les esprits enfantins que l'on reproche communément aux sectes : isoler leurs victimes d'abord, pour mieux les endoctriner ensuite. Quant à l'ENSEIGNEMENT dans l'école de la République, il va de soi qu'il se doit d'être intégralement laïque, c'est-à-dire exempt de toute orientation religieuse : OUI, bien sûr ! Mais nous avons aussi des écoles privées, y compris sous contrat avec l'Etat, qui s'avèrent être souvent de très bon niveau et qui ont pour enseignants parfois des prêtres ou des bonnes soeurs, parfois des laïques. Et alors ? Il y a bien, dans l'école de la République, des trotskistes ou des castristes, voire des anarchistes ou des royalistes convaincus et militants : va-t-on tous les soupçonner de faire passer qui leur foi religieuse, qui leur idéologie politique dans leur enseignement ? Quant aux "prêtres" pédophiles, hélas, vous n'avez pas tort, mais... on trouve autant de pédophiles NON prêtres dans tous les milieux s'occupant d'enfants et de jeunes, hélas, et nous savons tous que le milieu enseignant, public ou privé, n'est pas en reste ici, de même que tout le secteur éducatif !

    • john_evert - 22/04/2017 - 13:30

      Vous avez mal compris le sujet, probablement parce que vs regardez les chaines de disinformation/propagande comme la BBC. Brexit permettra de contrôler l'immigration et non pas de l'interdire. L'Ecosse indépendant c'est notre rêve parceque en NET ca coute l'Angleterre des millards de livres par an et ne produit que des 'Leftards' politiciens a Westminster..

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 13:05

      Il y a bon nombre de vols et de meurtres à la rubrique des faits divers quotidiens, et ce n'est pas pour cela que vous jugeriez acceptable qu'un homme politique ne trouve rien à redire à ce qu'on vole ou tue en prétendant qu'il en va de la liberté de chacun ? Quand on prétend gouverner un pays, je crois qu'une extrême vigilance s'impose, déjà, dans ce qu'on énonce. Quand on parle d'une "liberté religieuse", il est bon de ne pas s'arrêter au totem de ces seuls deux mots (NON, on n'est pas libre d'appliquer TOUTES les règles qu'édicte une religion, car TOUTES les règles religieuses ne sont pas compatibles avec nos valeurs) et à son seul mode d'expression (port du voile, soit : un bout de tissu), mais d'aller s'informer sur le sens que ladite religion donne à ce "bout de tissu" – porter l'étoile jaune, jadis, a bien été interprété comme tout autre chose que porter une simple broderie en forme d'étoile sur ses vêtements, non ? Il en va de même pour le voile : il a une raison d'être, même s'il n'est, en l'occurrence, pas une "règle" imposée par le Coran, et encore moins une règle "religieuse". En effet, si le voile "exprime" effectivement une APPARTENANCE (et non une foi) religieuse, ou plutôt communautaire ("Dis à tes femmes de se voiler pour qu'elles soient RECONNUES"), cette recommandation faite à Mahomet par Allah n'est en rien une manière d'afficher sa foi et de revendiquer ainsi son rapport au DIVIN, mais est un simple conseil "sociétal" qui n'a aucun rapport avec le divin, et tout à voir avec le pouvoir masculin de l'époque, puisque "être reconnues" comme appartenant à la communauté musulmane devait éviter à ces femmes-là "de subir l'offense" des hommes. Je me souviens de ma grand-mère dans mes années de jeunesse où je portais les cheveux très longs : "Pendant l'occupation, me disait-elle, si tu t'étais promenée comme ça dans le métro, quelqu'un t'aurait coupé les cheveux pour aller les vendre" ! C'est à peu près du même niveau : je ne l'ai jamais vue sortir elle-même "en cheveux"... Il FALLAIT qu'elle porte un chapeau... En d'autres termes, pour reprendre le mot "politique" dans son sens propre, le voile est un instrument politique, puisqu'il n'est là que pour régir les relations hommes-femmes dans l'espace public d'une société arabo-médiévale. Ce n'est pas une "liberté religieuse", mais tout bêtement l'expression d'une vison de la société humaine, dans laquelle on reconnaissait aux hommes la liberté, au minimum "de facto", d'offenser une femme non voilée, d'une part, et dans laquelle, quand une femme non voilée "était offensée", ce n'était pas l'homme qui ne sait pas maîtriser son désir qui était le coupable, mais la femme qui, en ne se voilant pas, avait osé provoquer son désir. C'est, du reste, réitéré en d'autres endroits dans le Coran, où il est recommandé à la femme de tout faire pour épargner aux hommes de ressentir un désir qu'ils ne pourraient pas satisfaire. 14 siècles plus tard : il n'y a pas si longtemps, chez nous, une jeune femme en mini-jupe qui se faisait violer dans la rue et se rendait au commissariat pour porter plainte ne récoltait, souvent, que quolibets des flics, qui s'exclamaient en lorgnant ses jambes dénudées : "Vous l'avez bien cherché, non ?" Quand Macron dit que le port du voile ressortit à la "liberté religeuse", il accepte donc le sens que le Coran donne au port du voile, lequel rejoint peu ou prou l'attitude de certains flics des seventies face à une jeune femme en mini-jupe. Pardonnez-moi, mais je trouve que ça date et que c'est inacceptable en 2017 ! Et que cet aveuglement plutôt lâche et complaisant de Macron déroule le tapis rouge aux islamistes qui veulent régenter notre société aux moeurs trop libres à leurs yeux. Pour le reste, je vous rejoins totalement : il y a encore beaucoup de progrès à faire pour que tout homme respecte toute femme (et vice versa, du reste), quels que soient ses vêtements et son apparence, et pour qu'on ait une réelle égalité hommes-femmes dans toutes les sphères de notre société.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 12:24

      Problème : notre école dépend d'un ministère qui se nomme lui-même "de l'Education nationale", et ce n'est pas pour rien : elle prétend bel et bien ÉDUQUER ! A tel point, du reste, que son "pape", Philippe Meirieu, à l'origine de quasi 100 % des nouvelles théories pédagogiques à l'oeuvre dans notre école ces dernières décennies, lui attribue la "mission d'arracher l'enfant à l'emprise de sa famille" – j'aimerais qu'on m'explique comment la famille peut ensuite être rendue responsable de l'évolution de ses enfants, quand elle a en face d'elle une école qui prétend les arracher à son emprise.

    • ilolatcham - 22/04/2017 - 12:04

      Oui : il y a donc un choix à faire.

    • disqus_8czNcZs5jh - 22/04/2017 - 09:20

      A vrai dire, le fait que Hamon acte le fait qu'il augmentera la dette sans même essayer de faire d'efforts de réduction me bloque complètement. C'est parier sur l'écroulement du système financier qui nous amènerait dans une nouvelle crise. Et personnellement je ne souhaite pas ça du tout...

    • disqus_8czNcZs5jh - 22/04/2017 - 09:17

      Pour moi une des seules phrases intelligentes qu'a sorti Poutou pendant le débat était qu'il faudrait aligner le salaire des députés sur le SMIC (en réalité il faudrait l'indexer sur le salaire médian) afin d'inciter les parlementaires à l'augmenter. Mais il est vrai qu'on ne devrait pas vivre une carrière politique, et qu'il faut que les anciens laissent la place à des idées neuves.

    • disqus_8czNcZs5jh - 22/04/2017 - 09:15

      Je suis d'avis que plus on se base sur des gens qui sont depuis longtemps en politique, moins on a de chances que ça se passe. Car quand on est dans un système, on finit par devoir des choses à des gens, pas forcément explicitement, mais car on est ami avec machin, proche de truc, et du coup si on fait quelque chose qui va à leur encontre c'est difficile, donc on s'auto-censure quand on est au milieu des requins, car il faut bien conserver des alliés. C'est assez naturel comme comportement, et c'est pour ça que je suis enthousiaste à l'idée que Macron puisse passer et renouveler une bonne partie de la classe politique avec des gens issus du civil (même au gouvernement!). Ces gens là ne doivent rien à personne et n'auront aucun scrupules à faire passer ce genre de lois, les lois "ménage".

    Dimanche 23 Avril 18h30
    Magazine Durée : 20min Tous publics / 16:9 / mono

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