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Les chiffres

Les chiffres

Verdun est la bataille la plus longue de la Première guerre mondiale : 10 mois.

Artillerie

  • 60 millions d’obus tirés en 10 mois.
  • Côté français, pour un jour d’attaque, une batterie de canons de 75 mm qui bat un front de 100 mètres tire 2 500 à 3 000 obus.

 

Armée française

  • 70 divisions sont engagées à Verdun : les 2/3 de l’armée française.
  • 1 500 000 soldats français sont passés à Verdun.

 

Voie Sacrée

La bataille logistique porte un nom "La Voie Sacrée". Sur cette petite route qui relie Bar-le-Duc à Verdun (75 km), l'État-major du général Pétain fait organiser un flux logistique comme jamais on n'en avait connu dans l'Histoire de la Guerre.

La route est entretenue en permanence par une armée de territoriaux qui y déversent en 10 mois environ 900 000 tonnes de pierres extraites des carrières avoisinantes (soit 3 000 tonnes par jour).

Les 4 000 camions utilisés sur la Voie Sacrée arrivent à Verdun au rythme d'un véhicule toutes les 25 secondes en période normale, au rythme d'un véhicule toutes les 14 secondes en période de crise. Ils sont pour cela organisés en 7 groupements d'environ 600 véhicules chacun.

  • 2 groupements forts de 1 200 véhicules de 3 tonnes assurent le transport hebdomadaire d'environ 50 000 tonnes de matériel et de munitions,
  • 4 groupements forts de 2 400 véhicules de 2 tonnes et d'autobus assurent le transport hebdomadaire de 90 000 hommes.
  • 1 groupement d'un peu plus de 500 véhicules est maintenu en réserve.

 

Parallèlement à la Voie Sacrée, moins célébrée mais tout aussi importante, la petite voie ferrée connue sous le nom du "Meusien" est utilisée pour l'approvisionnement en vivres. Elle permet l'alimentation quotidienne au plus fort de la bataille de 600 000 hommes et de 136 000 animaux.

Au total, la Voie Sacrée a permis la montée en ligne de 80 divisions (soit les 4/5 de l'armée), de 2 millions de tonnes de matériel et de munitions et a permis de sauver 260 000 blessés dont une majorité serait mort s’ils n'avaient pas été évacués.

Les pertes

  • 80% des morts occasionnées par l’artillerie.
  • Les tués représentent 43% des pertes au lieu de 20% au maximum ailleurs.
  • En général pendant la guerre, il y a 4 blessés pour 1 tué. A Verdun, il y a 4 blessés pour 3 tués.

 

Pertes enregistrées du 21 février au 31 décembre 1916

Officiers français

Sous-officiers et soldats français

Pertes officielles (arrondies)

*D’après le rapport de Louis Marin et l’ouvrage Combattre à Verdun, Vie et souffrance quotidienne du soldat, 1916-1917 de Gérard Canini.

Pedroncini : « Si l’on faisait sonner le glas  une seule minute pour chaque mort français à Verdun, il retentirait sans interruption pendant 4 mois ».

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