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Sciences Po a décidé de jouer les trublions en lançant sa propre école de journalisme
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 Le présentateur du 20h de France 2, David Pujadas. diplômé de Sciences po (1986) et du CFJ - France 2
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Une irruption qui bouleverse le jeu du club très fermé des écoles de journalisme, mais risque surtout d'uniformiser davantage une profession aux parcours peu diversifiés et aux profils lissés.
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| L'irruption de Sciences Po
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Ils s'appellent Ruth Elkrief (RTL), David Pujadas (présentateur du 20h), ou Pascal Guimier (rédacteur en chef à France 2).
Leur point commun ? Ils ont fait Sciences Po et une école de journalisme. Pour le meilleur (et quelquefois pour l'inverse, persifleraient envieux ou détracteurs...), ils incarnent le journalisme contemporain, tiennent les rênes des médias et plus souvent encore du plus influents d'entre eux : la télévision.
Aussi était-il logique que Sciences Po rêvât à une formation intégrée. Pourquoi lâcher ses élèves, une fois le dîplomé délivré, et ne pas assurer seul la formation de journalistes appelés à des postes d'encadrement ou de rédaction en chef ? Pourquoi partager avec d'autres le prestige qui en serait issu ?
Sitôt dit, sitôt fait : Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, celui qui fait bouger et parfois trembler les murs de la vénérable institution de la rue Saint-Guillaume, introduisant (effroi à droite) des élèves issus des ZEP, augmentant (hurlements à gauche) les droits d'inscription (mais aussi le nombre des boursiers...) a bouclé le dossier en moins d'un an.
LA GENESE
L'idée est lancée en 2003. En octobre, le directeur de Sciences Po nomme Michèle Cotta (ex.directrice générale de France 2, ancien grand reporter à "L'Express"...) à la tête d'une commission chargée de définir les principes d'une école de journalisme "innovante, élitiste et à vocation internationale".
Parmi ces principes, rappelés sur le site de Sciences Po : la nécessité d'une "formation académique" permettant seule de donner l'épaisseur suffisante au "traitement de sujets d’actualité pour comprendre le sens et la complexité des phénomènes analysés."
Et d'ajouter : "Comment rendre compte du conflit israélo-arabe sans profondeur temporelle ? Comment prendre part au débat sur la réunification de l’Europe ou sur la candidature de la Turquie sans connaissance de l’histoire longue ?" Toute une formation intellectuelle généraliste dans laquelle excelle la pépinière des futurs énarques.
Glissons sur la probable haute qualité du corps enseignant (sont déjà avancés les noms du directeur de l'antenne de France 3, Hervé Brusini, ou du politologue Olivier Duhamel).
Et reconnaissons, une fois de plus, la touche Descoings dans ce souci affiché : les droits de scolarité tiendront compte des capacités des élèves, avec un système de bourses très favorable. Concrètement, "alors que les écoles de journalisme privées ont des droits de scolarité avoisinant 3000 € pour tous, un élève dont la situation personnelle le justifie pourra ne rien avoir à payer en matière de droits de scolarité" (il existe tout de même nombre de formations universitaires reconnues par la profession, comme l'excellent CUEJ de Strasbourg, dont les frais d'inscription sont ceux des universités ...et n'excèdent pas les 300 euros, sécurité sociale comprise).
LE DEMARRAGE
Résultat : les élèves se bousculent déjà au portillon pour la premère session qui ouvre en septembre 2004 (une quarantaine de places à pourvoir).
Ombre au tableau, ces premières promotions ne feront pas partie du cercle restreint des étudiants issus d'écoles "reconnues par la profession". Il faut en effet attendre qu'une ou d'entre elles arrivent sur le marché pour que la Commission Nationale Paritaire des journalistes se penche sur le dossier...non encore déposé.
Un brevet officiel qui ne leur manquera pas forcément. Sciences Po a déjà réussi à collecter des fonds en faisant la tournée des entreprises (un million d'euros pour 2004, un million et demi espéré pour 2006). Enfin, un corps enseignant qui comprend Etienne Mougeotte (TF1) ou Nicolas Beytout ("Les Echos" , LCI) n'a guère besoin d'insister sur ses capacités à placer ses élèves.
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| Tous pareils ?
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"Parmi nous, aucun enfant de manoeuvre, de cheminot, de caissière. Ni Black ni Beur des zones de non droit. Juste une Algérienne ...fille de diplomate. Juste un fils d'ouvrier égaré qui assure une mixité à minima"; raconte François Rufin dans "Les petits soldats du journalisme", livre asssassin sur le Centre de Formation des journalistes de la rue du Louvre, dont il sortit en 2002.
L'incursion de Sciences Po dans le "PEJ" (paysage des écoles de journalisme français) risque-t-elle d'uniformiser davantage une profession calquée sur le même moule et souvent sortie des mêmes milieux ?
Réaction, emblématique et prudente, du directeur de l'école de journalisme de Strasbourg (CUEJ), Alain Chanel : "L'émergence d'une nouvelle école de journalisme n'est pas une mauvaise chose : moins de la moitié des journalistes sont issus d'une formation. S'il s'en crée une de plus à Paris pour abonder les rédactions de toute nature, il faut le saluer. Mais la profession dans son ensemble souhaite voir se diversifier les parcours et la formation des journalistes. Un nombre important viennent déjà de Sciences Po. Est-ce que l'offre de l'IEP de Paris élargira le spectre, ou le restreindra ?"
Même interrogation à propos de la contre-offensive lancée par huit Instituts d'études politiques (Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, et Toulouse) et trois écoles de journalisme (CFJ, ESJ Lille et IPJ), tant elle paraît suiviste.(Ces établissements ont passé une convention de coopération qui permettra en six ans aux étudiants d'obtenir à la fois un diplôme de Sciences Po et un diplôme de journaliste reconnu par la profession, à valeur de master européen).
L'arrivée sur le marché de tant de beaux esprits esprits ne soulève pas partout l'enthousiasme : "le dispositif LMD (Licence-Master-Doctorat : bac +3, +5, +8) a tendance à accroître le nombre de diplômés à bac +5 ou +7. Mais la presse quotidienne régionale n'a pas besoin de masters, et moins encore de docteurs", assène Bernard Laîné, conseiller pour les affaires sociales du Syndicat de la presse quotidienne régionale.
Elle a moins encore les moyens de les payer: au bout d'un an, un journaliste débutant sorti d'une école de journalisme reconnue gagne 1600 euros dans la presse régionale...et 2500 en télé. Nul doute que c'est vers ce miroir aux alouettes que se tourneront majoritairement les surdiplômés à bac +5 ou 6..
Des superdiplômés au profil identique (culture générale économique et historique) alors qu'il manque toujours (entre autres exemples) la "grande école" qui formerait des journalistes scientifiques, à même d'éclairer le grand public sur les enjeux complexes de la génétique ou de la bioéthique.
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| Une voie méconnue "le contrat de qualif"
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Pourtant, le salut existe hors ces voies étroites et élitistes. Injustement méconnu, le "contrat de qualification" permet de se former au journalisme en alternant pendant deux ans cours dans une école et travail en entreprise.
Claire Corcelle, 28 ans "contrat de qualif" depuis dix-huit mois au service sports de France Télévisions Interactive, retrace ici son parcours :
"J'ai fait beaucoup d'études : histoire, puis archéologie. Par hasard, j'ai découvert dans un magazine d'équitation un poste de relectrice. J'ai postulé... et la direction de 'L'Eperon" m'a proposé un 'contrat de qualif' en presse écrite. Je n'y étais pas prête, mais à 24 ans, j'ai découvert qu'on pouvait devenir journaliste en travaillant et en faisant une excellente école de journalisme, sans passer les terribles concours de sélection.
Comment j'y suis revenue ? J'ai eu du mal à finir ma maîtrise ("Cavalier et cheval en Gaule mérovingienne"), et je me suis remise en question. C'est difficile de percer dans le milieu archéologique. J'ai eu envie d'une formation complète et pratique, qui puisse m'apprendre un métier. J'ai ressorti l'idée du contrat de qualif. J'ai contacté Stade 2, qui m'a mise en liaison avec Francetélévisions Interactive. Une fois qu'une entreprise de presse vous prend, c'est quasiment joué : l'ESJ de Lille m'a acceptée.
La formation, un contrat passé entre école, entreprise et organisme payeur, dure 24 mois.L'entreprise vous emploie à trois quarts temps et vous paie, de 65% du SMIC, pour les moins de 26 ans, à 100% du tarif minimal de la convention collective.
Les points négatifs ? Les entreprises aiment beaucoup les contrats de qualif, parce qu'elles bénéficient d'exonérations de charges ou de déductions fiscales. Elles les aiment tellement qu'au moment où elles pourraient engager leurs anciens contrats de qualif, elles préfèrent en prendre de nouveaux. Ensuite, elles oublient rapidement qu'on est encore en formation, qu'on ne maîtrise pas tout. En télé, on impose aux journalistes reporters d'images en contrat de qualif le même rythme et les mêmes exigences qu'aux autres...même s'ils n'ont pas encore appris le maniement de la caméra.
Mais au total, c'est vraiment une très bonne formation. S'il fallait la recommander, je la recommanderais".
Ecoles assurant la formation en contrat de qualification :
. l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (qui forme actuellement à Montpellier une trentaine d'élèves, très majoritairement en télévision)
.le Centre de Perfectionnement et de Formation des journalistes à Parts (qui a placé plusieurs de ses anciens contrats de qualif en télé, particulièrement dans les services sports)
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| Le CFJ, entre naufrage et redressement
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Que devient l'école prestigieuse dont sortirent Patrick Poivre d'Arvor ou Bernard Pivot ?
Mis en redressement judiciaire le 22 mai 2003 après avoir déposé son bilan (avec un trou de plusieurs millions d'euros...), le groupe CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes, auquel appartient le CFJ) a été repris l'été dernier par le groupe de formation EFE (Edition Formation Entreprise.
Première des priorités du CFJ (présidé par un ancien président de l'AFP, Henri Pigeat), revenir à des comptes équilibrés (avec un budget de fonctionnement d'1,7 million d'euros, assuré à 75% par une taxe d'apprentissage en baisse de 10%).
Fin 2003, une mini-crise a secoué à nouveau l'école, avec le départ du directeur des études Luc Lemaire, parti à "20 minutes" en assurant ne pas avoir les moyens de la "refondation de l'école". Mauvaise langue (mais lucide ?), le président de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille Hervé Bourges avait estimé que Sciences-Po construisait son projet de filière journalisme "sur les décombres du CFJ, partenaire déjugé et abandonné".
En janvier 2004, c'est un journaliste de 34 ans issu de "L'Equipe", Fabrice Jouhaud, qui a été nommé directeur des études. Depuis, le CFJ a proclamé son ambition de redevenir une des meilleures écoles du secteur et d'ouvrir davantage son recrutement, en attirant des étudiants de disciplines peu représentées (sciences, grandes écoles..), des sans diplômes issus de l'entreprise ou du milieu associatif, et des connaisseurs de langues rares (arabe, chinois...)
Bilan ? Il est trop tôt pour en juger. Mais plus de 600 candidats ont postulé au concours en juin, pour la rentrée de septembre. Ce n'est pas mauvais signe.
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| Les 12 écoles reconnues par la profession
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Douze écoles (plus exactement, 12 cursus) sont actuellement reconnues par la profession (concrètement, par la Commission nationale paritaire de l'emploi des journalistes).
Conséquence : les étudiants issus de ces formations deviennent titualires de leur carte de presse au bout d'un an d'activité, tandis que deux années sont nécessaires aux autres aspirants journalistes (considérés comme "stagiaires" pendant 24 mois).
Comme les autres formations supérieures, les écoles de journalisme vont devoir passer sous les fourches caudines de la réforme "LMD": seuls feront référence dans l'Union Européenne les diplômes s'inscrivant autour des trois grands niveaux: Licence, Master et Doctorat, soit trois, cinq et huit ans après la fin des études secondaires.
Ce qui signifie, entre autres, la fin du recrutement au niveau DEUG pour les formations en deux ans. La barre sera désormais placée au niveau licence, pour permettre aux étudiants d'obtenir un master (reconnu au niveau européen).
Les écoles reconnues
Centre de Formation des Journalistes
Coût annuel des études:3000 euros
Formation en deux ans
Recrutement par concours à partir de bac + 2
600 candidats pour 45 places
Adresse : 35 rue du Louvre 75002 PARIS
Tél : 01.44.82.20.20 / Fax : 01.44.82.20.03
Ecole Supérieure de Journalisme de Lille
Coût annuel des études:3000 euros
Formation en deux ans
Recrutement par concours à partir de bac + 2
80 places pour 800 candidats
Adresse : 50 rue Gauthier de Châtillon 59046 LILLE cedex
Tél : 03.20.30.44.00 / Fax : 03.20.30.44.94 et 95
Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (278 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme d'Etat, reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau DEUG (au niveau licence en 2005 pour pouvoir délivrer un master).
Entre 40 et 45 élèves sélectionnés pour quelque 700 postulants.
Le plus : la "délocalisation" des élèves de deuxième année à l'étranger....et de plus en plus loin (Shanghaï au printemps 2005, l'Albanie ou l'Ouzbekistan les années précédentes)
Adresse : 11 rue du Maréchal Juin 67043 STRASBOURG cedex
Tél : 03.88.14.45.34 / Fax : 03.88.14.45.35
Institut Universitaire de Technologie de Bordeaux
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans (si recrutement à bac + 1), un an (si rectrutement a bac + 2)
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement au niveau bac +1 ou bac + 2 (pré-sélection sur dossier + écrit + oral).
50 étudiants sélectionnés (30 places pour le cycle en deux ans, 18 pour le cycle en un an) pour 1700 dossiers.
Adresse : Domaine Universitaire 33405 TALENCE cedex
Tél : 05.56.84.44.44 / Fax : 05.56.37.06.36
Centre Universitaire de Technologie de Tours
Département Carrières de l’Information (DUT option journalisme)
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement au niveau bac +1 (sélection de dossier et oral).
30 étudiants sélectionnés pour 1000 dossiers.
Adresse : 29 rue du Pont Volant 37023 TOURS cedex
Tél : 02.47.36.66.00 / Fax : 02.47.36.76.18
CELSA – Maîtrise Option Journalisme
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession (master professionnel)
Recrutement : concours au niveau bac + 3
25 places pour 830 candidats (en juin 2004)
Adresse : 77 rue de Villiers 92523 NEUILLY SUR SEINE cedex
Tél : 01.46.43.76.02 / Fax : 01.47.45.66.04
Ecole de Journalisme et de Communication de la Méditerranée
Coût annuel des études : 850 euros
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau licence.
20 élèves pris pour 300 candidats en 2004 (600 en 2003)
Adresse : 21 rue Virgile Marron 13005 MARSEILLE
Tél : 04.91.24.32.00 / Fax : 04.91.48.73.59
Institut Pratique du Journalisme
Coût : 4370 euros par ans
Durée : 2 ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau bac + 3
En 2003, 40 pris pour 600 postulants
Adresse : 24 rue Saint Georges 75320 PARIS cedex 09
Tél : 01.42.81.21.71 / Fax : 01.42.81.46.70
Ecole de Journalisme de Toulouse
Coût : 3354 euros par an les deux premières années, 2896 la troisième année
Durée : trois ans
Recrutement sur concours au niveau bac+2
En 2003, 30 pris sur 382 postulants
Adresse : 31 rue de la Fonderie 31000 TOULOUSE
Tél : 05.62.26.54.19 / Fax : 05.61.53.50.97
IUT Lannion
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros, avec la Sécurité Sociale)
Durée des études : deux ans pour le DUT, un an de plus pour la licence
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement sur dossiers et par concours niveau bac
28 élèves pris cette année pour plus de 800 dossiers (200 de plus que l'an dernier)
Adresse: Département Information et Communication. Option journalisme
BP 150 22302 Lannion Cedex
ICM (Communication médias Université Stendhal)
Coût : frais d'inscription universitaire (environ 300 euros)
Durée des études : 2 ans
Diplôme reconnus par la profession: lamaîtrise en journalisme delivrée à compter de juin 2005 et le master de journalisme lancé à la rentrée 2004 (recrutement à bac+3)
Pour le master, 20 places pour 200 candidats.
Adresse : 11 avenue du 8 mai 1945 38130 Echirolles
Tél. 04.56.48.57.81
Institut Français de presse
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros, avec la Sécurité Sociale)
Durée des études: 18 mois
Diplôme DESS de journalisme, reconnu par la profession à partir de la rentrée 2004, donc pour la promotion qui sortira en janvier 2006
Recrutement par concours au niveau maitrise
En 2003, 28 admis pour 500 dossiers et 200 admissibles
Adresse: Université Panthéon-Assas, 92 rue d'Assas, 75006 Paris
Tél : 01.44.41.57.93 /Fax : 01.44.41.59.49
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| Quels débouchés ?
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Quels débouchés pour les aspirants-journalistes ? Si trouver du travail est aisé, en toucher un salaire décent l'est moins.
Sur son site, la Commission de la Carte d'Identité des journalistes professionnels recense 35.539 nombre de cartes de presse attribuées en 2003, dont 1877 premières demandes (comprenant 217 titulaires d'un diplôme délivré par l'une des écoles agréées par la profession). Autant dire que ces écoles considèrent qu'il existe pour elles une marge de progression, et qu'elles ont vocation à former la majorité des futurs journalistes.
Que deviennent les 500 élèves qui sortent chaque année des onze établissement reconnus par la Commission nationale paritaire de l'emploi des journalistes ? Trouvent-ils tous un emploi ? Bernard Laîné (Syndicat national de la presse quotidienne régionale) estime qu'"il leur faut attendre deux ans pour être absorbés par le marché". Avis largement partagé : à l'Institut français de presse, on évalue également à deux ans le temps nécessaire pour se "stabiliser" et dépasser l'ère des piges et des contrats à durée déterminée. Ou se décourager définitivement ..
Les perspectives dans les années à venir ? Peut-être moins sombres qu'elles le paraissent. Bernard Laîné, encore, souligne une pyramide des âges où les baby-boomers pèsent lourd, et qu'il faudra bien remplacer.
Sans compter les lancements (à leur création, les chaînes d'info continue comme LCI ou i-télévision avaient embauché des dizaines de jeunes journalistes) ou les clauses de cession (comme c'est le cas à la Socpresse), qui permettent souvent de remplacer des journalistes avec forte ancienneté par de plus jeunes.
Début juin, le 57ème Congrès mondial des Journaux s'est d'ailleurs conclu sur une note plutôt optimiste, constatant l'embellie du Net et la croissance de la presse gratuite. Quand au paysage audiovisuel français, il voit éclore des dizaines de chaînes sur le câble ou le satellite. Demain (peut-être...) sur le numérique terrestre ?
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| A lire
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"Les petits soldats du journalisme" François Ruffin (essai, "Les Arènes").
Une description au vitriol du "Centre de Formation des journalistes" (l'auteur appartient à la promotion 2002), et surtout une charge contre ces écoles qui forment de "bons petits soldats du journalisme" prêts à produire vite et mal ...en éludant la question du sens de leur travail.
Extrait : "Le Centre, espérais-je, me convertirait en empêcheur de gouverner en rond. Des espoirs vite ensevelis. A la place, cette école d'excellence me proposait un idéal de gratte-papier obéissant...A force d'imiter les rédactions in vitro, le Centre finit par en offrir une caricature, hautement révélatrice... Comme dans un miroir grossisssant, le journalisme ordinaire se révèle alors sans fard : la célébration du vide, le méptris du public, la soumission aux pouvoirs, la quête du profit, l'information prémâchée comme seul horizon".
"Le plus beau métier du monde" Christine Kerdellant, Eric Meyer (roman, Flammarion)
Une aimable bluette sur les mésaventures d'un jeune journaliste dans un hebdo parisien en vue. Mais aussi, en filigrane, le tableau peu optimiste d'un métier ravagé, au mieux par un cynisme de bon ton, au pire par la corruption. Particulièrement croquignolette, la description de la conférence de rédaction où, après les ricanements d'usage, le marronier de la semaine ("les salaires des cadres région par région") l'emporte inévitablement sur les malheurs du monde.
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| Voir aussi |  |
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