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Autisme, le combat des familles

Autisme, le combat des familles

Résumé

L'autisme a été déclaré «grande cause nationale» en 2012. Quel traitement accorde aujourd'hui le pays à ce trouble, méconnu et trop souvent assimilé à une maladie ? Ségolène Neuville, Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, débat au côté des familles et experts.

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  • Julian Bugier / Présentateur
  • megafast - 14/06/2016 - 10:29

    Narzabal, vous ne chevauchez pas le bon cheval. Et doublement. La haute autorité de santé a disqualifié la psychanalyse en tant que méthode de soin de l'autisme. Comprenez-vous ? Faudra-t-il légiférer et déclarer cette pratique illicite et répréhensible pour que cessent les discours des médecins de Molière que vous êtes ? On a pensé longtemps que la saignée était la solution. Ca ne l'est pas. Acceptez que la psychanalyse ne soit pas la solution, formez vous, et aidez les gens. Par ailleurs, vos techniques ne soignent pas. Où est la prise en charge des problèmes physiologiques de l'autiste ? Un cerveau d'autiste est pollué par des molécules qui altèrent sa capacité à fonctionner comme un cerveau typique. Parmi toutes vos soi-disant techniques, où est celle qui traite ce point précis ? Vous mettez un emplâtre sur une jambe de bois. Et si des parents sont contents, c'est qu'hélas, ils ne voient que l'horizon que vous leur avez tracé.

  • megafast - 14/06/2016 - 09:58

    L'autisme est-il une maladie ou pas ? Personnellement, je préfère la voir comme une maladie (pardon pour les Asperger ;-) ). Je m'explique : aujourd'hui, le discours des médecins est souvent : "votre enfant présente un retard, oui, il y a des enfants comme ça". Un constat, pas de prise en charge, donc. Voir l'autisme comme une maladie, aujourd'hui, est donc à mon avis essentiel, pour que les médecins s'informent et agissent, dans le cadre des traitements existants, et dans la mesure où ces traitements existent. Et ils existent ! En revanche, cette approche a également le défaut de permettre à certains médecins d'imaginer, naturellement (puisque maladie), l'existence ou la promesse de médicaments. C'est le reflet de l'orientation des recherches actuelles : trouvons les gènes et on aura les médicaments ! Une aberration qui consomme des millions d'euros alors que des traitements moins chers existent, et mériteraient d'être appuyés par des recherches substantiellement moins coûteuses que des recherches génétiques. L'approche "autisme maladie" devrait également pousser la Sécurité Sociale à rembourser les examens et traitements mis en jeu pour sortir les enfants de leur autisme. A ce jour, la plupart des examens et des traitements sont non remboursés. Enfin, l'autisme en tant que maladie reflète l'espoir de guérison, qui peut sembler incroyable tant les idées reçues d'incurabilité de l'autisme sont martelées sans preuve par le corps médical. Mais espoir qui, croyez-moi, est bien concret et tangible. Oui, on peut guérir de l'autisme, maladie ou pas. Un enfant autiste peut, avec un traitement approprié recouvrer des facultés sociales, intellectuelles, comportementales, et mener sa vie, comme vous et moi, avec comme seuls indicateurs d'un passé autiste, quelques tocs, ou... aucun signe du tout. Il se souviendra de son passé autiste, comme nous nous souvenons de nous être cassé une jambe ou un poignet. Ces traitements ne sont pas la psychothérapie :DDD On parle ici de régime adapté (sans gluten ni lactose ni épinards, voire avec une réduction des apports en glucides [régime SCD] et en oxalates), d'apports substantiels en minéraux, vitamines et acides gras, d'éradication des parasites, de repeuplement de la flore intestinale avec des doses massives de probiotiques. On parle encore de chélation, d'enzymes digestives, d'antibiothérapie... Mon enfant est autiste. Il a 5 ans et demi et vient d'être diagnostiqué. On aurait pu le savoir quand il avait 2 ans (test M-CHAT), mais notre neuropédiatre avait des oeillères (C'est de lui, la petite phrase sur les enfants qui présentent un retard). Notre pédiatre aussi, et tous les médecins qui ont vu mon petit. C'est en lisant qu'on a trouvé qu'il était autiste (Brochure Autisme France, ou encore le dessin du petit garçon présent sur la page "Spectre Autistique ?": http://www.autismaide35.com/#!quest-ce-que-lautisme-/c8k2). On a listé les caractéristiques de notre fils et on les a soumises à notre pédiatre. C'était un tableau typique. Il n'a pas pu se défausser mais c'est pourtant ma femme qui a craqué et a lâché le mot après 10 minutes sans aveu. Il a alors dit : "Mais, je ne vous avais jamais parlé d'autisme ?". Ben non (c*** !, comme disait Bigard). Bref, depuis, nous avons trouvé des gens compétents (qui ont eux-mêmes guéri leur enfant). Nous avons beaucoup d'espoir. Notre enfant est "légèrement" autiste : il parle et a un vocabulaire assez fourni, mais il est pourtant "en retard" à l'école et franchement maladroit dans les relations sociales. Si rien n'est fait, aussi léger soit-il, il n'est pas adapté pour vivre sa vie, se prendre en charge, etc... Autisme léger, peut être, mais grands problèmes quand même, donc... Les traitements mis en place démarrent. L'arrêt du gluten, puis du lactose ont déjà porté des effets très positifs : il nous regarde dans les yeux (gluten après 3 semaines), et enregistre beaucoup mieux les choses (chansons et comptines de l'école, équilibre sur une trottinette, technique de pédalage sur tricycle, il est beaucoup plus câlin et m'a même tendu les bras) depuis l'arrêt du lactose. Sa diction s'est profondément améliorée. Nous suivons sur une copie A3 le contenu de chaque repas de la semaine et notons les changements physiques (boutons, rougeurs...) et comportementaux, la qualité de ses selles également (échelle de Bristol), les démarrages de traitements, etc... afin d'ajuster ce qu'il mange et trouver des motifs récurrents. En parallèle, nous sommes assistés par un docteur (non conventionné) qui a prescrit une batterie d'examens visant à identifier exactement les déséquilibres qui font souffrir notre fils. Lui aussi a guéri son fils. On y verra donc plus clair dans quelques mois avec les résultats de ces examens. Voilà. Objectif Guérison. C'est dit. Un papa. PS : je partage cette vidéo http://www.congressortirdelautisme.com/intervenants/dr-martha-herbert/

  • megafast - 14/06/2016 - 08:26

    Vous vous trompez, François Claus. Contrairement à ce que vous affirmez, le scientisme est de votre côté. Il y a des preuves scientifiques, menées par des docteurs (même français !) et autres PhD, qui montrent notamment que l'autisme est réversible (Ref : Travaux du Dr Derrick MacFabe, par exemple, ou ceux du Dr Sidney Finegold sur la réduction des troubles autistiques par l'utilisation de la Vancomycine, un antibiotique). Il n'en existe en revanche aucune qui PROUVE que l'autisme est incurable (Si vous en connaissez une, M. Claus, on vous écoute, sinon, vous taire et vous renseigner est une option). Aux parents d'enfants autistes, n'écoutez pas les marchands de sommeil du genre de Monsieur : l'autisme doit être diagnostiqué, et le plus tôt possible (notez tous les signes qui vous semblent bizarres, et collez cette liste sous le nez de votre médecin, parlez-lui du test M-CHAT, etc, etc...). Car L'AUTISME PEUT ETRE SOIGNE, et plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic. C'est la devise de l'Autism Research Institute : AUTISM IS TREATABLE. Lisez, lisez, et lisez : les médecins ne sont pas formés à l'autisme, vous en saurez très vite plus qu'eux. Des enfants autistes (sans autres complications) s'en sortent ! Et beaucoup !! Ils peuvent faire des câlins, passer leur bac, construire leur vie, et apporter à la société. Ne les laissons pas de côté !

  • francoisclaus - 07/04/2016 - 11:33

    Vos avez raison sur un point - la communication augmentée, il faut l'utiliser - PECS, Makaton, tout le monde, en est d'accord. Pour le reste, on a pas du fréquenter les mêmes pataugeoires, ni les mêmes HP. D'ailleurs en 2015 la psychiatrie se pratique surtout à l'hopital général. Sinon, j'ai connu beaucoup de mères d'autistes - et de pères avec qui on a essayé de faire du bon travail pour leurs enfants. Ceux là peuvent aussi témoigner si on leur donne la parole... Trop d'erreurs et d'approximations. je vous laisse dialoguer tout seul

  • chanelclaudel - 07/04/2016 - 11:20

    TOUJOURS LES MÊMES MENSONGES . Ce n'est pas en les répétant tous les jours que cela devient une vérité. Quoi de plus maltraitant que la psychothérapie institutionnelle appliquée à l'autisme ? packing : la France est encore le seul pays au monde où certains l'enseignent et le prescrivent. L'ONU a confirmé tous les dires d'experts internationaux = maltraitance. pataugeoire: un gamin nu comme un ver que l'on laisse jouer avec ses excréments dans une flaque avec 3 gus pour l'observer et prendre des notes = maltraitance ne pas mettre en place un outil de communication, et attendre que l'enfant ait le désir de parler = maltraitance. Comme l'a raconté la maman dans le débat, comme raconté dans le livre des Perrin et le téléfilm : la principale préoccupation de ces diafoirus est, non pas d'analyser la mère sur le divan, mais de lui plaquer une grille d'accusations toutes faites à géométrie variable : fusionnelle, froide, faible, forte... quoiqu'elle fasse, quoiqu'elle ait fait, l'autisme de son enfant n'est que le symptôme de sa propre névrose.. Résultats massif de ces pseudothérapies : 60% des adultes passant plus de 3 mois par an internés en HP sont des adultes autistes (rapport IGAS). On sait que certains y passent leur vie, et ce sont ceux-là qui passent le plus clair de leur temps sous contentions physique et chimique. Alors, si, en 50 ans, aucune équipe de thérapeutes à la mode française n'a jamais été fichue de publier la moindre étude correcte sur les bons résultats de leurs pratiques, c'est que leur méthode à eux, CA N'A JAMAIS "MARCHE" Quant à la prétendue maltraitance de l'ABA : c'était du temps de Lovaas, depuis les pratiques ont très vite et complètement changé, et on sait qu'au contraire, seule la bienveillance permet aux enfants de progresser. Ne pas oublier que Lovaas a exercé à une époque où le châtiment corporel dans l'éducation de tous les enfants était la règle à la maison comme à l'école.

  • francoisclaus - 04/04/2016 - 21:38

    Les canadiens, les américains sont en train de revenir d'ABA. En plus de la maltraitance, ça ne marche pas. La France, 40 ans de retard parait il. Va t'on mettre 20 ans pour faire le même constat ?

  • stphanieradet - 04/04/2016 - 10:36

    Expatriée en Grande Bretagne depuis 25 ans, je suis tombée sur cette émission alors que nous étions en vacances en France et je n'en dors plus... Ma fille de 13 ans a le syndrome d'Asperger et elle a été disgnostiquée quand elle avait 6 ans. Je ne vais pas entrer dans les détails mais le diagnostique a été relativement facile grâce au soutien de son école et de notre médecin et aussi parce que dans notre quartier de Londres il y a centre de psychlogues pour enfants spécialiste de l'autisme. Ma fille est bilingue et maintenant en équivalent 5e dans le système Britannique et elle reçoit un très bon soutien du service "special needs" de son école. La réalisation que si ma fille était née en France elle aurait pu finir en hopital psychiatrique m'est insuportable et j'ai pleuré pour ces familles qui n'ont accés qu'à des soi-disant pédo-psychiatres qui voient l'autismes comme un maladie. Quelle honte ! Honte à la France et honte à ceux qui continuent à voir l'autime comme une maladie et osent dire à des parents que leur enfant ne fera jamais ceci ou cela ! Je suis enseignante et je sais d'expérience qu'on ne peu jamais savoir commen enfant va réussir. Certaines méthodes réussissent à des enfants et d'autres pas, il faut savoir s'adapter mais quelle arrogance de faire passer son opinion pour un fait scientifique ! Je pense qu'il y a négligence et incompétence de la part de ces experts et qu'ils ne devraient plus être autorisés à continuer d'éxercer. Pour moi la solution est que l'éducation Nationale accepte ces enfants du spectre autistique dans les écoles: dans les écoles ou je travaille à Londres j'ai vu plusieurs cas d'enfants qui ne parlaient pas en grande section maternelle et communiquaient, écrivaient et lisaient en CM2 et sont allés au collège mais toujours avec un suivi du service "special needs" et souvent aidés d'un(e) AVS. 70-80% des enfants du spectre autistique sont dans le système dit normal en Grande Bretagne mais le reste n'est pas en unités psychiatriques mais dans des écoles spécialisées dans l'autisme ou éduqués chez eux. Je souhaite beaucoup de courage aux familles touchées par ce scandal (car c'en est un) et je soutiens leur combat de tout coeur.

  • marieduval - 03/04/2016 - 13:58

    ... suite au film sur l'autisme et plus "basiquement" l'indifférence, le droit à la différence; un film : https://www.youtube.com/watch?v=f_gixL6Ail4&feature=youtu.be

  • peignet - 03/04/2016 - 12:49

    Il faudrait que ce genre d'émission passe plus régulièrement car pour ma fille qui a son petit garçon autiste avec des troubles de développements et des mutations génétiques "dite de NOVO" Le fait d'avoir regardé l'émission lui a redonner le gout de se battre .Je vous remercie de me donner le pouvoir de discuter avec vous et les autres car c'est très important et que cela peut faire réagir certaines personnes Suite a l'émission une personne ne connaissait pas ce que cela voulait dire "l'autisme" Et elle s'est mise à converser avec ma fille Elle lui souhaite même bon courage

  • chanelclaudel - 02/04/2016 - 09:37

    Tout a déjà été dit ici, il suffit de lire tous les commentaires. Votre vision des méthodes développementales et comportementales est tellement grossière, qu'il n'et même pas nécessaire de commenter. Quand les 650 000 autistes français enfants et adultes auront été diagnostiqués, la France aura fait un bond fabuleux. Ils existent bel et bien, puisque la prévalence moyenne mondiale est d'environ 1/100. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement dans notre village gaulois, il est donc facile d'appliquer le ratio à la démographie. Pour les coûts, ne vous inquiétez pas : des milliards ont été et sont toujours jetés par la fenêtre dans la psychothérapie institutionnelle d'inspiration analytique avec le résultat désastreux dont nous souffrons aujourd'hui (je parle des personnes atteintes et de leurs familles). Les centaines de milliers d'autistes non diagnostiqués sont bien quelque part : ils croupissent dans des hôpitaux psychiatriques à 1000 €/jour. En transférant ces sommes faramineuses vers des remédiations psycho-éducatives vraiment respectueuses de la personne pour lui permettre d'avoir sa place dans la cité, la France aura fait un autre bond fabuleux.

  • claudeparchliniak - 02/04/2016 - 00:21

    Clo Est-ce Madame Neuville, Secrétaire d'État chargée des personnes handicapées et de l'exclusion qui a commandé cette émission publicitaire pour une méthode unique de traitement de l'autisme ? Aucun contrepoint, pas même de la part du présentateur qui n'a fait que surenchérir sur tous les propos tenus, non sans malveillance d'ailleurs. Est-ce la conception que l'on a de ce qu'est un débat sur France 2 ? De l'honnêteté intellectuelle ? C'est plutôt inquiétant cette voie unique qui deviendrait obligatoire. Retour en arrière avec une censure officielle ? Marche forcée en avant vers des options autoritaires ? Bientôt "la déchéance de normalité" pour les sujets eux-mêmes, leurs parents, les professionnels qui ne courbent pas l'échine sous la contrainte comportementale ? Vous êtes autiste alors vous allez voir ce que vous allez voir, nous avons une méthode qui saura vous normaliser, quoiqu'il vous en coûte. Une seule, une magique, une scientifique, vous verrez, mais surtout facile et simple. Il est bien connu que l'être humain est tout simple, absolument pas complexe et qu'en quelques protocoles votre autisme sera traité. De qui se moque-t-on ? Des autistes eux-mêmes ? Des parents ? Des téléspectateurs ? Ou de tout le monde à la fois et il s'agit plus prosaïquement d'une question de gros sous ? Le ministère a-t-il prévu les moyens financiers nécessaires à la prise en charge des 650 000 autistes que l'on nous dit avoir été diagnostiqués (nombre vu dans un commentaire de téléspectateur ci-dessus) ?

  • ithacadtshandicap - 01/04/2016 - 17:11

    Je suis désolé mais le cas des enfants avec autisme n'est pas différent de ce qui vivent beaucoup de familles d'enfants en situation de handicap intellectuelle y compris en ce qui concerne le diagnostic. Mais il ne s'agit pas de les opposer, ce n'est pas une compétition, il s'agit d'unir nos efforts pour faire changer le système et faire "bande à part" ne nous avance à rien

  • bugnetjulien - 01/04/2016 - 11:05

    Je vais arrêter toute réponse puisqu'il est évident que vous ne cherchez pas l'échange mais à imposer votre point de vue en ne lisant que les passages qui vont dans le sens de votre vindicte. D'ailleurs l'homme vain, dicte... Savoir quelles sont vos motivations serait fort instructif. Déjà, pour vous même.

  • chanelclaudel - 01/04/2016 - 09:37

    tss tss tss Pourquoi ne citez-vous que le premier avis du Conseil d'Etat concernant les RBPP de l'ANESM et pas le définitif : "Janvier 2015 - Nouvelle adoption de la recommandation : « Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent » Le Comité d’orientation stratégique et le Conseil scientifique de l’Anesm ont émis un avis favorable sur la recommandation sur l’autisme, élaborée conjointement en 2012 par l’Anesm et la HAS. Le 23 décembre 2014, une décision du Conseil d’État annulait en effet cette recommandation « en ce qu’elle concerne les établissements et services sociaux et médico‐sociaux »." Tout le monde sait que le Conseil d'Etat n'était surtout pas "contre" les RBPP, il a seulement tancé l'ANESM qui avait "oublié" de renouveler son Conseil Scientifique à la date prévue par ses statuts et dit que toutes les productions de ce conseil, y compris l'approbation des RBPP, durant ce laps de temps seraient à revoir une fois le nouveau conseil désigné. Ce qui fut fait et entériné par le CE quelques semaines plus tard... Alors si tout votre argumentaire est basé sur la même mauvaise foi ....

  • chanelclaudel - 01/04/2016 - 09:24

    je ne vois pas ce que la démocratie a à voir avec la science médicale. Sous prétexte que la plupart des enseignants psychiatres actuels transmettent les mêmes paradigmes moyen-âgeux qu'ils ont appris il y a 30 ou 40 ans, et qu'ils forment encore tous les professionnels médicaux, paramédicaux, et médico-sociaux à des croyances contraires à l'état de la science, ils devraient s'exprimer autant sinon plus que les autres qui sont encore minoritaires ? La santé mentale de milliers de gens (pas que les autistes, les schizophrènes, les bi-polaires, les obsessionnels ...) est entre les mains de charlatans. Seule l'information grand public comme cette soirée mémorable de France 2 permettra de hisser la France au niveau de ses voisins (et lui évitera d'autres condamnations pour maltraitance de l'ONU et de l'Europe).

  • chanelclaudel - 01/04/2016 - 09:08

    Ces gens ne sont surtout pas des scientifiques ! et leur papier, je le connais très bien : eux qui n'ont jamais été fichus de mener une seule vraie étude scientifique de leur vie se permettent de critiquer des études auxquelles ils n'ont rien compris et leurs arguments sont tous plus fallacieux les uns que le autres, vu qu'ils ne comprennent rien aux sciences dures. Ça me fait penser au papier d'une secte créationniste états-unienne qui circule sur le net où ils alignent 120 arguments "scientifiques" pour démonter toutes les preuves contraires à leur croyance. Si la définition de l'autisme varie dans le temps, c'est précisément que le neurosciences (neurobiologie, imagerie, psychologie scientifique) permettent des progrès médicaux et donc affiner les diagnostics. Le fameux 1/1000 encore défendu par "nos" "spécialistes" dénote bien notre retard français : ils n'en sont encore qu'à la définition de Kanner, et passent à côté de quasi tous les autres phénotypes.

  • bugnetjulien - 01/04/2016 - 09:05

    Il serait très intéressant de savoir de quelle place vous vous situez pour parler de ce sujet ? Parent ou professionnel ? Il semble évident que votre réponse est un pamphlet à charge. Mais avez vous une expérience institutionnelle du soin ? Une expérience associative ? Une expérience libérale à votre propre compte ? De quelle place parlez vous donc ? Il ne suffit pas en matière d'organisation du soin de dire "y a qu'a" et de stigmatiser ceux qui font quelque chose, que l'on juge mauvais, à propos d'une action extrêmement complexe pour laquelle la science n'a pas encore produit de résultats tangibles. Et par là même, de ne vous informer que des seuls sources qui vont dans le sens de son propos. Quelles sont ces études démontrant l'efficacité absolue d'une méthode ? Qui les produits ? Pour vous répondre, j'ai eus des conditions de travail idéales dans une école/lieus associatifs où les méthodes comportementalistes étaient utilisées, mais pas que. A l'inverse, des conditions de travail en souffrance, dans les institutions publiques. Où rencontrer le manque de moyens et d'implication sur le terrain sous le nez des HAS, des politiques locales est une réalité. J'explique et argumente en ce sens mes conclusions, que je pourrais situer sur un chemin plus constructif, en excluant nullement la notion de remise en question. Mais en aucun cas, je ne vous rejoins dans vos conclusions clefs en main, éloignés de la réalité "d'être soignant et d'être soigné". Encore une fois, vous vous trompez totalement de chemin en annonçant que changer ou ordonner des méthodes amènera un mieux dans le soin de l'enfant autiste. Relisez bien le RBPP. Je peux vous affirmer qu'il n'y a absolument rien de révolutionnaire...ce document fait en réalité une synthèse de ce qui se fait dans les lieux de travail "sérieux". Je peux même vous produire un document reprenant une à une les recommandations, et démontrant que ces recommandations sont déjà, dans les faits appliqués par tous les professionnels médicaux / psycho / paramédicaux consciencieux. Cela dans la limite de leurs moyens. Le terme et l'abord "preuve scientifique" est aussi à débattre...qu'y voit on de scientifique, éclairez moi ? Il fait toutefois ajouter que ce RBPP est en lui même une forme de coups de force discutable distillant un message flou, où la participation majoritaire d'association de famille pose question : ------------------- Dans sa décision n°362053 du 23 décembre 2014, le Conseil d’Etat met en lumière la problématique de la valeur des recommandations de bonnes pratiques professionnelles conjointes HAS/ANESM, et par là même interroge sur les effets des recommandations propres à chacune de ces entités. : « Considérant qu’il est constant que le conseil scientifique de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux n’a pas été consulté préalablement à l’adoption de la recommandation attaquée ; […] ; que ce défaut de consultation, qui a privé d’une garantie les établissements et services auxquelles la recommandation peut être opposée, a constitué une irrégularité de nature à entacher sa légalité, en tant qu’elle concerne les établissements et services sociaux et médico-sociaux ; […] » --------------------- Pourquoi attaquer l'institution à coups de : "La france est en retard, c'est l'ONU qui le dit...". Tout le monde le sait, y compris les psychanalystes consciencieux. Mais de quel retard parle t on ? Je vous répondrais simplement...pensez donc à tous ses professionnels impliqués, passionnés par l'accueil et le suivi très délicat d'enfants autistes. Pensez à ce temps, parfois lourd et intense, de soutient actif auprès des familles, parfois en ruptures. Pensez à toute ce dévouement de professionnels passionnés que vous stigmatisez. Ces professionnels qui appliquent déjà, de fait, par une passion louable des recommandations élémentaires de l' HAS. Pensez que l'orientation psychanalytique que vous pourfendez par méconnaissance est incarné par des professionnels, des individus que de nombreuses familles en France gratifient de leur remerciements éternels. Votre attaque mal fondée et déplacée produit aussi des effets délétères sur ces familles qui ont confiance, sur ces enfants qui ont confiance et qui se développent déjà, même sans une méthode ABA. Oui le soin doit bouger encore et encore. Cette bataille de l'organisation du soin doit être conclue. Par simple conjecture, vous vous trompez d'adversaire...la réalité est que le RBPP est un tract de campagne électorale : - on développe des promesses - on pond un gros pavé qui donne une impression que "ça doit être vachement sérieux et scientifique", ce qui est le cas me direz vous, ce document est très sérieux. Mais au bout du compte, je vous garantie d'une chose, ayant mes entrées, ce qui intéresse en premier lieu les HAS ce sont les comptes publics et pas l'application des préconisations ou l'organisation du soin. Évidement, ce que je dis ne remet pas en cause le travail remarquable de mes confrères ou collègues (que je connais, avec qui je travaille) qui ont œuvré dans le RBPP : pour produire cette synthèse...c'est de son utilisation et de son apllication qu'il faut discuter.

  • chanelclaudel - 01/04/2016 - 08:58

    je me permets de modérer. C'est vrai, dans ce courant des traitements biomédicaux, il faut trier le bon grain de l'ivraie. Et, malheureusement, ceux qui sont sur le devant de la scène médiatique ne sont pas forcément les plus crédibles. Mais il est bien documenté que certaines bactéries, dont la Borrélia transmise par les tiques survit dans l'organisme toute la vie sous forme dormante si elle n'est pas traitée immédiatement, et qu'elle produit des neurotoxines qui lui survivent dans l'organisme. Il est également documenté que lorsque la mère est contaminée avant ou pendant la grossesse, les neurotoxines franchissent la barrière placentaire, que la bactérie elle-même peut se réveiller à la faveur de la fatigue et de la baisse des défenses immunitaires pendant la grossesse et peut contaminer l'enfant qui naît alors avec une forme d'autisme spécifique associée à une hyperactivité précoce et étourdissante. Les cures séquentielles d'antibiotiques, dans ces cas bien précis (qui sont confirmés par la biologie) permettent d'atténuer spectaculairement beaucoup de symptômes, notamment l'hyperactivité. Mais il est impossible de maintenir quelqu'un sous ATB à vie, et les effets cessent lors des fenêtres thérapeutiques

  • chanelclaudel - 01/04/2016 - 08:45

    C'est beaucoup moins n'importe quoi que la psychogenèse, paradigme jamais prouvé et pourtant encore enseigné un peu partout en France ! Bien sûr, l'environnement moderne comporte de nombreux neurotoxiques comme les pesticides et les aérosols d'hydrocarbure, et Oui, en effet, des études ont mis en lumière une corrélation statistique entre l'incidence des naissances d'enfants autistes et l'exposition maternelle à certains moments précis de la grossesse. Pour ce qui est de l'aluminium, les expériences animales ont démontré qu'il migrait dans le cerveau et engendrait des lésions dégénératives. Pour le mercure, malheureusement, nul besoin de modèle animal : la corrélation entre atteintes neurologiques chez les jeunes enfants et la pollution massive des zones d'orpaillage sauvage est clairement établie. L'ARS de Guyane en sait quelque chose. Par contre, actuellement, aucune étude n'a jamais démontré un lien entre leur présence à dose infinitésimale dans les vaccins et l'autisme, Ni entre leur présence dans notre environnement et l'incidence de nouveaux cas d'autisme, ce n'est qu'une hypothèse vu l'effet fortement neurotoxique du mercure . Pour les résidus médicamenteux non traités dans les stations d'épuration et qui se retrouvent dans l'eau du robinet, leur effet perturbateur endocrinien est bien documenté. Le lien avec l'autisme est là encore une hypothèse, en tout cas il est soupçonné pour un trouble neurodéveloppemental très voisin et souvent en co-morbidité avec les les TSA, c'est le TDAH.

  • francoisclaus - 01/04/2016 - 05:32

    Justement en l'espèce on a plus affaire à du scientisme qu'à de la science et surtout des informations sans preuves. La démocratie ou un seul avis soutenu par des lobbies s'exprime, bizarre !

  • francoisclaus - 01/04/2016 - 05:29

    Les articles de V Sheah, r Castzing, JC Maleval entre autres qui dénoncent les résultats de la méthode et les biais de l'étude de Lovaas. Pas de méthode miracle mais une approche plurielle sans anathème. Beaucoup d'affirmations sans chiffres à l'appui. Même la prévalence de l'autisme varie considérablement entre 1/1000 et 1/32. et pour cause la définition de l'autisme dans le DSM n'arrête pas de changer depuis 30 ans.

  • chanelclaudel - 31/03/2016 - 22:36

    Pas du tout : le handicap est certes aussi lourd à porter. Mais l'autisme a ceci de particulier qu'il a été l'objet d'une erreur médicale monumentale au départ sur ses causes et donc sur sa prise en charge, Tous les médecins du monde ont rectifié le tir très vite, mais la France est le seul pays avancé qui en a fait sa doctrine pendant 50 ans alors que partout ailleurs on était passé à autre chose. Même encore aujourd'hui, malgré toutes les évidences scientifiques, la plupart des pédopsychiatres (voir le téléfilm et voir certains commentaires ici) qui sont médecins à la base, avec une formation scientifique, ne veulent toujours pas abandonner les sornettes irrationnelles qu'ils ont appris en fac. D'où un désastre sanitaire incommensurable.Sans compter que, comme vous l'avez vu dans le téléfilm, non satisfaits de leur incompétence à diagnostiquer, ces diafoirus prennent un malin plaisir à culpabiliser les mères. L'autisme est bien le seul handicap où les structures existantes vivent grassement de la sécurité sociale pour faire n'importe quoi pendant que les parents se ruinent et s'épuisent pour faire tout le job eux-même avec des professionnels qu'ils sont obligés de payer de leur poche.

  • chanelclaudel - 31/03/2016 - 22:24

    "les travaux scientifiques qui donnent beaucoup de résultats et d'espoirs" ??? Une seule petite malheureuse étude, non publiable dans une revue internationale à comité de lecture tant sa méthodologie est critiquable, tant les biais sont nombreux, qui ne comporte aucune cohorte témoin .... , Quand des centaines d'études valident sans conteste les remédiations psycho-éducatives à visée développementale et comportementale.

  • chanelclaudel - 31/03/2016 - 22:18

    Vous avez lu l'argumentaire scientifique des RBPP ? où sont les travaux scientifiques démontrant maltraitance et résultats médiocres ? Et que proposez-vous de plus efficace ?

  • chanelclaudel - 31/03/2016 - 22:08

    Pour quoi faire ? Quand des scientifiques affirment que la terre est ronde, qu'elle tourne autour du soleil et qu'elle existe depuis des centaines de milliard d'années, il faudrait encore inviter des obscurantistes pour dire que rien ne prouve rien et que eux, ils ont encore envie de croire qu'elle est plate, que le soleil lui tourne autour, et qu'elle a été créée en 8 jours par un Gus ? Par simple respect de la diversité des croyances ? On n'en est plus à ces débats moyenâgeux. France 2, payée par nos impôts, a délivré des informations basées sur les preuves, les seules qui vaillent quand on parle médecine et santé.

Mercredi 30 Mars 22h20
Magazine Durée : 1h05min Tous publics / 16:9 / mono

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