France2.fr

Le dernier Gaulois

Émission du 29/12/2015

L'ambitieux Vercingétorix, le grand roi des guerriers
Le dernier gaulois

Le massacre de Cénabum est une occasion à saisir pour Vercingétorix

Les vidéos

Sommaire

  • 1

    Résumé

    Mardi 29 décembre 2015 à 20h55.
    A partir de 22h25 : le making-of du film "Le dernier Gaulois, un autre regard".

    Longtemps, la Gaule est demeurée mystérieuse. Considérée à tort comme une société sauvage, elle a généré toutes sortes de mythes et de fantasmes. Par la suite au XIXème siècle, nouveau mythe, celui des origines de la France « Nos Ancêtres les Gaulois », valeureux guerriers unis contre l’envahisseur. Grâce aux récentes découvertes de l’archéologie, ce docu-fiction associant animation et séquences documentaires, propose de découvrir un visage de cette civilisation méconnue.

    En suivant le parcours d’Apator, chef Éduen et bras droit de Vercingétorix, nous revivons le destin de tout un peuple. En un an à peine, Apator a vu la Gaule s’embraser, et les tensions s’exacerber entre Romains et Gaulois, jusqu’à l’affrontement final, à Alésia.

    Alésia sera l’une des plus grandes batailles de l’Antiquité. Un duel au sommet entre Jules César et Vercingétorix. Un moment unique de l’Histoire qui voit les peuples gaulois s’unir pour la première et dernière fois. Un affrontement épique, qui oppose 70.000 légionnaires romains à plus de 300.000 guerriers gaulois. Un siège interminable, où les deux camps vont se livrer une véritable guerre des nerfs.

    Le dénouement de la bataille d’Alésia signe la fin de la civilisation gauloise, inaugure une paix de 400 ans et pose les bases de l’Empire romain. Entre rivalités, trahisons, conflits familiaux et stratégies militaires, l’histoire d’Apator et de sa famille se mêle à la grande Histoire et à ses héros : César et Vercingétorix.

    À travers les séquences d'animation, qui allient puissance dramaturgique et précision documentaire, les Gaulois disparus reprennent vie. Dans les parties documentaires, le narrateur s’appuyant sur les découvertes archéologiques les plus récentes, vient contextualiser et nourrir le récit. En 90 minutes, ce film riche et innovant révèle l’histoire d’un peuple oublié.

    Un film inédit réalisé par Samuel Tilman
    Avec la voix de Clovis Cornillac
    Une production Program33
    Avec la participation de France Télévisions 
    Producteur délégué  Fabrice Coat
    Producteur exécutif Michel Spavone
    En coproduction avec Eklektik Productions, Fortiche Productions et la RTBF
    Avec la participation de Proximus, Take Five, Planete + et TV5 Monde
    Avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l'image animée, des régions Ile de France et Bourgogne
    Unité de programmes documentaires de France 2 : Fabrice Puchault et Barbara Hurel 

    Le contexte
       

     

    La Gaule est le nom donné par les Romains à un territoire occupé par des populations celtes et correspondant à la France, la Belgique, le Luxembourg et une partie de la Suisse actuels.

    On estime qu’une soixantaine de peuples occupent ce territoire. Mais si ces populations sont autonomes, disposent de leurs propres institutions politiques, ne parlent pas le même dialecte, ne constituent pas une nation au sens où nous l’entendons aujourd’hui, et se font parfois la guerre, on estime qu’elles occupent une aire culturelle, commerciale et politique commune.

    Les peuples gaulois se rassemblent en confédérations avec, comme au Moyen-Age, peuples vassaux et peuples suzerains. Les cités gauloises commercent entre elles. Les avancées techniques (entre autres un artisanat très raffiné) et scientifiques sont partagées dans tout le territoire.

    Parmi l’ensemble des peuples gaulois, deux puissances émergent vers les IIème-Ier siècles avant Jésus-Christ. Les Arvernes, qui occupent la région actuelle du Massif Central, et dont est issu la figure légendaire de Vercingétorix. Et les Eduens (en Bourgogne), peuple dominant la Gaule au Ier siècle, très romanisé, alliés officiels de Rome. On sait que des notables Eduens, comme le druide Diviciacos, ont été reçus au Sénat romain et ont échangé avec des personnalités comme Cicéron.

    La conquête de la Gaule par les Romains s’étale sur plus de deux siècles, du IIIème au Ier siècle avant Jésus-Christ. Mais les événements se précipitent avec Jules César. Ce dernier a raconté sa conquête dans son ouvrage La Guerre des Gaules (58 – 51/50 av. JC). Dans sa course au pouvoir et son désir d’évincer ses deux concurrents politiques Crassus et Pompée, César décide d’étendre les frontières romaines jusqu’en Belgique et en Angleterre. Il le fera par la force, mais aussi par la diplomatie non sans succès, en tentant de convaincre les chefs gaulois de se ranger derrière lui en échange de postes à responsabilité, dans sa nouvelle province “gallo-romaine”.

    La bataille d’Alésia (été 52 av. JC) succède directement à celle de Gergovie (printemps 52 av. JC). Cette année -52 est le point culminant de la Guerre des Gaules. Les gaulois obtiennent des victoires significatives contre les légions romaines. Et les peuples autrefois rivaux acceptent alors de se rassembler contre les Romains. On estime que plus de 300.000 combattants gaulois se sont retrouvés sur le champ de bataille à Alésia, ce qui en fait la plus grosse armée jamais réunie en occident durant l’Antiquité.

Publicité