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La presse écrite

Emission du
William Leymergie
C'est un monde

La presse écrite

Présenté par William Leymergie

Cette semaine nous nous intéressons à la Presse écrite au-delà de nos frontières. Quelle place occupe-t-elle chez nos voisins proches ou lointains ? Comment les journaux résistent-ils face à Internet ? Combien d’exemplaires sont-ils vendus ? Quel sont les sujets qui font couler beaucoup d’encre ? C’est ce que nous verrons avec nos correspondants du jour. Avec eux, nous irons en Italie, au Canada, en Inde puis en Grèce !
 

  • François Beaudonnet à Rome où l'on compte en Italie plus d'une centaine de quotidiens ! (plus du double de la France). Certains d'entre eux ont une diffusion nationale qui dépasse les 300000 exemplaires. (Pour rappel, Il Corriere della Sera fait quasiment 500000 parutions) Des chiffres enviables dans l'Hexagone où aucun titre n'atteint ces scores... Les journaux sont de grand format, épais avec beaucoup de suppléments et sortent tous les jours (y compris dimanche et jour férié). La presse régionale et locale est particulièrement vivante et enracinée dans ce jeune Etat nation qu’est l’Italie où les différentes régions conservent une forte identité culturelle. Il Mattino de Naples, Il Resto del Carlino de Bologne, La Nazione de Florence font partie des titres les plus anciens de la péninsule. Avec cette quantité impressionnante d'informations véhiculée par écrit, chaque jour, en radio et en télé, les revues de presse écrite sont interminables...Les journaux sont lus de façon exhaustive...un exercice qui peut durer 15 ou 20 longues minutes ! Dans les rues, le matin, des vendeurs de journaux proposent (comme en France autrefois) les différents titres aux automobilistes.

 

  • Claude Deschênes à Montréal : évoquera un phénomène unique au monde, celui que connait La Presse +. Il est depuis le 1er janvier 2016 le premier quotidien au monde à être 100% numérique en semaine et, qui plus est, gratuit. En effet, la presse écrite du Québec n’échappe pas à la désaffection des lecteurs et à la chute des revenus publicitaires observée partout dans le monde. Parmi les nouveaux modèles d’affaire proposés pour se maintenir face à cette tendance, celui du quotidien montréalais La Presse + retient l’attention. Depuis 2013,  les lecteurs de ce journal avaient déjà le choix entre une version papier payante et une version numérique gratuite. La version pour tablettes a connu un tel succès que les éditeurs ont décidé de cesser la publication de la version papier en semaine à partir du 1er janvier 2016. La société éditrice perd les revenus d’abonnements mais diminue ses coûts de 30%.  Le pari du groupe Gesca, filiale de Power Corporation, soulève beaucoup de questions. Ainsi, en 2016, les yeux seront rivés sur la Presse +, un modèle en gestation.

 

  • Alexia Kefalas à Athènes : en Grèce  la presse écrite est pléthorique. Il y a 10 quotidiens sportifs !!! et une quinzaine de quotidiens généralistes ! Il y a de tout, vraiment de tout, il y a même un journal qui tous les jours mets en Une les prophéties d’un moine vivant au Mont Athos ! Pour tenir ? La plupart misent sur les promotions. La mode des cd et dvd offerts avec le journal est en train de prendre l’eau, du coup, Protothema, l’hebdo qui est en tête des ventes, a trouvé le truc : il offre chaque dimanche 5euros de réduction dans une chaine de supermarchés, offre la dinde de Noël ou encore des forfaits téléphoniques.

 

  • Nicolas Bertrand  nous emmène dans l’un des seuls endroits au monde qui ne connaît pas la crise de la presse écrite. Dans les rues indiennes, du petit commerçant au chef d’entreprise, tout le monde à son journal… En anglais, hindi ou dans l’une des 20 langues nationales… Dans la plus grande démocratie du monde, le journal est le moyen le plus pratique et l’un des moins chers pour s’informer : 10 euros l’abonnement annuel pour un quotidien ! Beaucoup moins cher que se fournir en matériel informatique et internet. Ils sont aussi très accessibles : des livreurs sont chargés de les livrer directement à la maison tous les jours à l’aube. Une fois parcouru, il est d’usage de passer le journal à son voisin… Ce qui n’est pas sans séduire les annonceurs. Le succès de la presse est tel que la publicité y investit plus qu’à la TV. Dernier chiffre vertigineux : il y aurait plus de 80000 titres enregistrés auprès du Bureau des Journaux Indiens.

                                                                                                                                     

  • Anissa Arfaoui remonte le temps et dresse un bilan de la presse française.

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